« Au lieu de fuir cette obscurité, ce mal, cette négation qui se jette sur lui, il attend, tranquille, que cette obscurité ait découvert sa leçon pour lui, ce mal, sa goutte de bien sous le venin, ce oui plus vaste qui attend l'heure. »
("La Genèse du surhomme", Satprem)

 

 

 

" Nous formons une race indépendante aux desseins multiples et variés. Nombreux sont ceux qui, parmi notre vaste lignée, rassemblent des familles belliqueuses en quête de pouvoir et de territoires. Nos routes militaires s'étendent dans l'ensemble de la Voie lactée connue, jusqu'aux limites des tunnels intemporels et de la ceinture galactique. Les orgies destructrices assoient notre domination ainsi que notre renommée depuis des temps immémoriaux. Notre violence légendaire est redoutée dans une vaste étendue d'Anriba (notre Galaxie). Aucun texte connu n'a pu répertorier notre histoire au complet tant elle est ponctuée de dévastations et d'amnésies liées aux destructions en tout genre dont nous sommes majoritairement responsables.

[...] Bien que traversée par des tensions multiples et déchirée en son sein, nous constituons une société intouchable. Les différentes familles de notre lignée ne partagent pas les mêmes convoitises ou plus simplement les façons d'obtenir le pouvoir et la sécurité depuis l'âge de Nimra. Un point commun se retrouve toutefois chez chacun d'entre nous : nous exerçons une domination dissimulée dans l'ensemble de nos conquêtes grâce à l'implantation de bases souterraines reliées entre elles à travers un réseau de communication fonctionnant avec l'énergie radiante et les ondes telluriques. [...] Sans vergogne, nous bafouons régulièrement les législations planificatrices pour assurer nos projets de conquête et les pillages au nom de notre survie. Nous sommes le fléau de cet Univers et des victimes de l'Ombre Ga'anzír. Dans les temps reculés, nos ancêtres et nous-mêmes vivions en paix. Nous sommes les Gina'abul. "  ("Le livre de Nuréa", Anton Parks, Ed. Pahana Books 2014)

 

La loi est simple : il faut d’abord vivre l’expérience qui nous est proposée pour ensuite l’intégrer et la comprendre. Si la raison nous était donnée a priori, nous nous abîmerions en conjectures. Peut-être même, la peur s’insinuant, la rejetterions-nous, car elle est complètement étrangère à la vie du Moi. Elle ne relève pas de son ordre de perception, en tout cas le Moi étroit, le moitrinaire, l’aigu à angles obtus, le dogmatique. Insistons. La résolution d’un lien karmique n’est pas une exigence d’ordre intellectuel, moral, ni même psychique : le Moi se trouve ici dis-qua-li-fié ! Elle prend sa source directement dans le Soi et Son aptitude à faire résonner, à faire collaborer, deux ou plusieurs de Ses Propositions. C’est dire qu’elle est d’ordre ontologique liée à Sa, à notre, propre nature ; celle que l’on ignore ; celle qui prend place au-delà de l’horizon des évènements et qu’une (ou plusieurs) vie de domestication nous a appris à oublier. Une telle expérience implique l’exclusion de tous les déterminismes matérialistes, elle relève de la Vie de l’Esprit. On l’aborde donc en immersion, sans repères ni méthodes : nos connaissances sont ici caduques, nos certitudes obsolètes. Et l’on est perdu maintes fois dans ce scénario improbable à démêler l’intrigue inextricable qui nous unit à cet Autre, Proposition du Soi manifestée sur un autre plan de réalité, si lointain et pourtant si proche de nous. Tellement proche qu’il s’exhale de notre propre parcours de vie ces senteurs venues d’ailleurs. Souvenance indescriptible… des drames joués sur le théâtre de l’Âme.

 

L'IMPENSABLE ALLIANCE !


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" Ici, il engloutit toute clarté : là-bas, il restitue toute lumière,
Ici, la vie broyée vagabonde dans sa ronde ordonnée ;
Là-bas, la vie retrouvée exulte dans une effusion colorée,

Au temps des cycles impérissables, au temps des cycles inconnaissables,
Le Trou Noir est la demeure de l’Étoile. "
(Loris)

Des deux côtés de la rive, nous avons dit tant de mots, fait tant de gestes qui ne nous appartenaient pas, mais que nous nous sommes appropriés. Comme une surimpression constante, persistante, sur notre trame d’existence, la vie de l’Autre affecte notre propre psychisme, nos propres pensées. Au point qu’il nous parut parfois partager la même existence : ses vues sont devenues nos vues, ses désordres nos désordres, et vice versa. Alors nous avons chaviré. Oui. Et nous sommes tombés. Oui. Plus d’une fois ! Aride épreuve. Mais le Soi vous porte toujours plus loin. Encore ! Aux limbes du dérèglement des sens. Il n’y a pas d’autre issue que d’apporter la Paix là où était la colère, la Joie là où était la peine, la suggestion d’une perspective nouvelle là où le Regard était brisé, ou bien basculer dans la démence... Contrairement aux quelques collaborations transdimensionnelles avec des Moi-parallèles présentées dans "Les Annales Akashiques s’ouvrent - Les Moi-parallèles", l’actualisation dans notre réalité du potentiel vibratoire porté par cette entité est ici plus ample, plus dense, en rapport direct avec l’enjeu d'une guérison profonde et du rétablissement d’un équilibre rompu. Malgré le poids - le poids tangible ! - que représentent ces intenses charges émotionnelles rapportées dans notre quotidien, malgré l’intensité du mal-être qu'elles peuvent générer, malgré les effondrements nerveux, les colères aveugles, l’agonie des sens, malgré tout : une telle expérimentation est une bénédiction, car elle participe d’un réajustement essentiel qui rétroagit dans plusieurs dimensions en affectant le passé (rétro-causalité), le présent et le futur. La guérison karmique permet non seulement de clore le cycle des répétitions, mais produit des réactions en chaîne et des ajustements qui se répercutent bien au-delà de notre dimension, et qu’il ne nous est pas possible de mesurer car ils dépassent notre entendement.

Si longtemps nous n’avons pu comprendre le sens de cette expérience, impossible à identifier ou nommer, c’est qu’il avait peu ou pas de précédents, en tout cas connus de nous. Essayant de rattacher l’intime présence de cet Autre et sa dimension d’existence dans ma vie à des phénomènes plus courants, nous avons d’abord hésité entre le Walk-in et la possession. Le premier consiste en un transfert d’âme dans un corps déjà occupé par une autre âme qui le lui cédera d'un commun accord (un beau récit de préparation et d’intégration d'une âme dans un autre corps : "Walk-in, la femme qui changea de corps", Anne Givaudan, éd. S.O.I.S"). Le second est un adombrement (ad-ombre-ment : littéralement "vers l’ombre") apparemment non consenti et de nature violente, puisque le possédé se retrouve sous l’emprise du possédant. Bien que l’incorporation du Guerrier, comme nous le nommâmes, présentait des traits communs avec ces deux phénomènes, elle n’y correspondait cependant pas pleinement. D’une part, parce qu’il n’y eut pas de transformation radicale de mon comportement et de ma personnalité : soit pas de substitution - ce qui est l'une des caractéristiques des Walk-in -, d’autre part, parce que si je fus bien sous emprise – et plutôt deux fois qu’une ! – cela ne se fit que dans le cadre d’un processus évolutif tendant à une transformation de la conscience de mon hôte. Il ne s’est pas agi ici de nourrir une entité prédatrice afin de satisfaire ses propres besoins, mais d’actualiser une partie de son expérience dans notre espace-temps afin d’apaiser un lien souffrant et d’offrir à un psychisme génétiquement bridé une perspective d’évolution. Tout se passait comme si mon acolyte prenait directement part à ma vie. Alors qu’était-ce ? Aujourd’hui, après douze années au cours desquelles les différents éléments de cette pièce ont été faits et défaits pour pouvoir autant que faire se peut la livrer de façon intelligible, nous pouvons décrire cette "collaboration" comme étant une hybridation d'âmes.

Ce phénomène particulier et méconnu induit le partage temporaire ou non de deux ou plusieurs âmes/consciences dans un même corps. Un nouvel occupant rejoint le résidant permanent, sans lui succéder, cohabitant ainsi dans le même véhicule le temps d’une interaction. Si cette configuration peut exister dès ou avant la naissance - Nita avait toujours été reliée à sa guerrière Amašutum, tant est si bien que le caractère de celle-ci avait déteint sur elle -, elle peut aussi s’opérer plus tardivement comme dans mon cas à l’âge de 30 ans. Autant qu’on puisse en juger, une autre différence plus profonde marquait nos deux formes d’hybridation : la réciprocité totale et paisible qui caractérisait le lien entre Nita et l’Amašutum. Cette hybridation-miroir se manifestait par la participation harmonieuse de chacune dans le quotidien de l'autre, certains aspects de la personnalité de Nita étant directement hérités de cette relation ("Stupeur et Tremblements !"). Une telle interaction m’était inconnue ! Malgré ma croyance dans le principe selon lequel rien dans l’Univers ne se résout autrement que dans ou par un échange, je peine aujourd’hui encore à percevoir les termes d’un arbitrage équilibré dans ce que fut notre relation. Peut-être parce qu’ils se situent ailleurs ? La longue blessure ouverte par cette cohabitation, qui serpente encore entre l’épouvante et la pitié, m’empêche-t-elle d’observer clairement ce que la persistance d’une impression d’unilatéralité recouvre ? Ou est-ce simplement l’expression d’un important décalage vibratoire ? Certainement les deux. Puisse cet écrit contribuer à ma propre pacification et à l’approfondissement de mon regard. Hôte temporaire d’un Apôtre de l’Ombre en quête de rédemption, j’ai le sentiment d’avoir porté un poids dans les pénibles initiations communes que nous résolûmes de vivre à deux. Un poids dans le chaos de la résolution de son lien avec l’Amašutum. Un poids lors des suggestions de ses sinistres croyances que je faisais miennes. Un poids lors de son arrivée...

 

L'ARRIVÉE DU GUERRIER


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" Un jour je ne serai plus
Cette identité d’emprunt
L’aube a coulé dans mes veines
Une autre essence
Un sang sacré.

Issu d’un ailleurs inaccessible
Et pourtant si présent
Mes habits sont gris-bleus
Je porte trois doigts
Et parle une langue ignorée.

Est-ce toi ?
Moment Bouleversant
S’ouvrant sur un parterre d’étoiles
Je célèbre sa naissance
Dans la stupéfaction et la paix. "
(Loris le 23/04/2011)

La succession d’événements qui conduisit à m’associer à cette autre entité (que nous désignerons pour l’instant sous le terme de "Guerrier", car c’est sous cette forme qu’il se présenta) a déjà été relatée en détail dans l'article "A l'Ombre d'Apep". Nous en offrons ici une nouvelle lecture au regard de notre compréhension du phénomène d’hybridation d'âmes. Elle repose sur l’interprétation de certains aspects de cette période de préparation qui dura du printemps à la fin de l'été 2007. A cette époque, n'ayant rien expérimenté d’autre que la vie formelle, j'étais dans la complète ignorance de ce processus complexe d’éveil et d’intégration, dont l’origine devait être recherchée avant mon incarnation dans ce véhicule. Génétiquement obligé, ce temps du rappel et d’activation, aussi dense que déstabilisant, a informé ma conscience et mes corps en vue - au moins en partie - de cette incorporation. Cette brève période, vécue avec une intensité méconnue, permit à mon futur hôte et moi-même de nous appréhender sur d’autres plans de réalité. La compatibilité, pour ainsi dire, de nos consciences étant limitée en raison du différentiel vibratoire qui les caractérisait, cette mise en phase fut des plus pénibles. Si l’expansion de conscience qui eut lieu en ce printemps charria, dans l’euphorie joyeuse de son déploiement, maints enseignements lumineux, la période qui s’ouvrit en juillet fut plus austère. Inquiétante. Ces sentiments accompagnaient l’incorporation de celui qui se présenta au cours d’un rêve comme un chevalier sans tête. Il ne nous apparaîtra que plus tard. La lecture rétrospective de cette chronique, que nous consignions au fil des jours, révèle cependant que nous avions parfaitement identifié la transaction qui se déroulait : deux consciences s’imprégnaient l’une de l’autre et s’enroulaient l’une dans l’autre. Seule la clé d’interprétation nous manquait. Afin de saisir in vivo cette incorporation, ci-après quelques notes dont le sens est aujourd’hui limpide : mon (mes) corps et esprit étaient préparés en vue de cette hybridation...

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22 août 2007 : "Je me suis encore réveillé à la même heure que les nuits précédentes. Ce qui s’est passé ensuite est tellement étonnant, que les mots me manquent pour décrire cette sensation ni agréable ni désagréable, simplement étrange. On coulait une pierre dans mon corps, c’était dense, lourd et tout à fait lisse. Tel un menhir, que l’on ferait pénétrer d’un coup dans un volume qui saurait l’accueillir sans imploser, cette masse occupa tout l’espace de mon (mes) corps, me comprimant. Aplati sur la paroi élastique de ma peau, qui n’en finissait pas de s’étendre, j’ai été expulsé de mon centre. Écrasé, j’étouffais. Etait-ce une nouvelle mort ? Puis, très distinctement, je ressentis une présence. Quelqu’un qui n’était pas moi, qui venait en moi en plus de moi, prenait place. Je me suis révolté d’un coup. Mon humanité, ou ce qu’il en restait, protesta un long moment."  Le lendemain, cet Autre se présenta sous son meilleur jour : un Guerrier à la longue barbe revêtu d’une belle armure, mais porteur d’une vibration ancestrale totalement étrangère à la Terre. Les informations saisies la veille furent confirmées : nos consciences se mêlaient et les affres de ma préparation coïncidaient avec cette réception. 24 août 2007 : "Je ne peux plus distinguer nos énergies respectives. Une sorte d’entité nouvelle semble devoir jaillir de notre collaboration. Elle est appelée à se manifester. Je mute en entier. Je suis dans un état de conscience très particulier, mes sens saisissent des choses que je n'ai jamais saisies auparavant. Je vois ma bouche s’ouvrir mais je ne maîtrise plus rien. C’est lui qui commande mes cordes vocales, qui perçoit à travers mes yeux, qui dirige mon cerveau. Il parle à travers moi. Je me sens dépossédé de mon corps. Frappé d’anxiété, totalement absolument et irrémédiablement saisi par cet autre, je vitupère, j'air peur de ce qui arrive, j'ai peur de cette rencontre..."

Il prenait place, désormais bien présent dans notre espace-temps à travers ma conscience, labourée de fond en soc pour préparer sa venue. Foudroyé durant quarante jours, tout ce qui paraissait avoir existé n’était plus. Je me sentais telle une page vierge sur laquelle une nouvelle histoire allait s'écrire et cette histoire impliquait Nita et sa Guerrière Amašutum. Je l'informai à plusieurs reprises de l'importance de sa présence : "Tiens-toi prête, nous avons besoin de notre autre part incarnée. Nous marchons dans les mêmes pas. Sans toi, je ne peux rien, notre conscience doit l'assumer à deux."  Hors de son consentement, hors du renouvellement dans cet ici-et-maintenant de sa/leur promesse, rien n’eût été possible. Rien ! En d’autres temps, en d’autres lieux, nous avions échafaudé ce plan à quatre et tous les protagonistes devaient être réunis. Ils le furent le 31 août après quelques jours d’attente fébrile et une nuit inénarrable : "La corporisation de cette entité en Loris eut lieu aux premières heures de la nuit du 31 août 2007. Lorsqu'il m'appela ce matin-là, j'entendis très distinctement deux souffles dans sa voix, qui n'était plus tout à fait la même d'ailleurs. Je notais clairement un deuxième souffle, plus profond, semblant venir de très loin et pourtant bien présent, qui s'exhalait à travers ses mots. Il n'était plus temps de se poser des questions ou d'avoir peur. Il était trop tard ! Nous avions tiré le vin, il fallait le boire !" (Nita)

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Même si ce ne fut pas le sens de notre expérimentation, puisque celle-ci ne se situe ni dans le même contexte ni ne poursuit le même but  (il s’agit ici d’un exemple d’incorporation d’une entité reptilienne en vue de son évolution vers un ordre de perception plus lumineux), ses symptômes et certaines de ses manifestations peuvent cependant rappeler des formes d’emprises plus connues dont sont victimes nombres de femmes, d'hommes et surtout d'enfants. Les plus sombres cérémonies de magie noire ou satanistes, voire des expérimentations dites scientifiques qui ne sont autres que des formes rituelles ancestrales consacrées à l’esprit maléfique (désigné sous mille noms suivant les cultures et époques : Enlil, Seth, Caïn, Baal, Satan etc.), tendent à de telles associations. L’un des buts, car ils sont multiples, de ces abominations est en effet de permettre à une entité prédatrice (un reptile souvent)  issue des dimensions inférieures, voire de la quatrième dimension, de se saisir d’une forme humaine pour manifester à travers leur hôte leurs propres intentions dans notre dimension d’existence. En d’autres mots, ils en prennent le contrôle tout en étant insaisissables à nos yeux. Le jeu de ces démons et de ces rites de passage est bien connu depuis longtemps. Comme souvent, notre époque ne fait que redécouvrir des réalités disqualifiées par ceux-là même qui en sont à l’origine, au prétexte du matérialisme. Ajoutons que l’une des prières d’exorcisme de l’Église catholique, qui associe d’ailleurs Satan au Dragon (comprendre reptile, mais d’autres entités peuvent être concernées) comporte ce terme : "Non draco sit mihi dux"  ("Que le dragon ne soit pas mon guide") ! Il faut entendre cette expression au sens propre. Comme l'atteste l'image ci-dessus de cette statue du Magdalen College à Oxford représentant un reptile possédant une femme (perversion de la femme = perversion de la lignée humaine), suivie d'un dessin du livre "Le plus grand secret" de David Icke sur la relation transdimensionnelle humain/reptile. Illustration particulièrement représentative de cette "guidance", que nous ne pouvons que confirmer pour l’avoir vécue dans la même forme, notamment dans la fusion des chakras inférieurs, que nous détaillons dans le chapitre "La Résolution du Lien".

 

LES INITIATIONS DU DRAGON


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" Si l'Homme se rencontre lui-même dans sa profondeur du plus bas, du plus méchant,
et se trouvant face à face au Dragon qu'il est au fond de lui-même,
s'il est capable d'embrasser ce Dragon, de s'unir à lui,
c'est alors qu'éclate le divin, et c'est la résurrection !
"
(Annick de Souzenelle, Le symbolisme du corps humain, éd. Albin Michel)


Aussi spectaculaire que fut cette corporisation, mon Hôte sembla longtemps en dormance. Je ne saurais dire de ce qu’il advint de lui durant les cinq années suivantes, au cours desquelles je commençais lentement à me déposséder des références de la vie formelle. Cette période fut cependant marquée par une volonté de prise de pouvoir et un comportement agressif de ma part (que Nita ne cessa de pointer du doigt), source de conflits au sein de notre couple qui débuta précisément après cette incorporation. Mais je n'étais prêt ni à le croire ni à l’associer à sa présence. C’est en 2012, peu après notre départ dans les Pyrénées, au moment même où notre mandat d’incarnation et d’anciennes mémoires nous étaient dévoilés, que nous perçûmes cette inadmissible trace. Incompréhensible. Inacceptable. Celle-ci laissait entrevoir la piste improbable d’une filiation inattendue, que la rumeur conjurait de rejeter mais que la sagesse commandait d’accepter sans jugement, car en vérité nous ignorons tout de la mesure du jugement dans un ordre de réalité qui nous échappe. C'est ainsi que les Noirs Dragons me rappelèrent à la souvenance de mes origines au cours d’un éprouvant voyage ("Retour aux Origines..."). Le doute, le rejet, puis l’oubli (encore !) eurent raison de cette irruption dans ce monde monochrome. Mes corps, qui avaient résonné avec les lourdes pulsations de ces êtres, savaient pourtant devoir bientôt déployer l’information, le programme qu’ils avaient engrammé lors de cette pénible incursion. Ou plutôt qui avait été activé à cette occasion, car c’était bien l’Occupant de mon corps qui se manifestait et me rappelait ainsi à notre labeur partagé.

L’année 2013 constitua un tournant, celui de nos initiations communes. Elle marqua le début d’une relation beaucoup plus consciente et approfondie avec celui qui partageait l’espace de ma conscience et de mes corps, même si je tentais d'ignorer sa présence. Ce lien ne cessera dès lors de s’intensifier jusqu’à se matérialiser concrètement dans notre quotidien. Ici et maintenant, rien ne me préparait à cela. Rien ! A cette époque, nous vivions au rythme des nombreuses révélations et visions égypto-atlantéennes que nous recevions. C'est alors qu'une initiation (physiquement et psychiquement insupportable pour moi) au sein d'une Pyramide d’obsidienne nous fut "proposée" ("L’Initiation des deux Pyramides, de Maître Anubis à Maître Thot"). Si d’autres avaient rencontré ces mêmes difficultés au cours d’expériences similaires, elles demeuraient confidentielles. Nous n’avions aucun exemple auquel nous confronter. Qu’est-ce qui pouvait expliquer ces râles, cette saturation nerveuse, ces convulsions incontrôlables, ces soubresauts désordonnés qui rappelaient la transe des possédés ? L’évolution de la conscience ? Certainement pas ! Elle est comme le frémissement de l’herbe qui pousse. Des entités parasites venant brouiller les transmissions ? Peut-être. J’attribuais la raison de ces manifestations à une relation personnelle souffrante au corps, un déséquilibre qui rendait difficile l’interaction avec d’autres réalités. La vérité est que j'avais pris l’habitude de ces danses désarticulées. Or, c’était un fil d’Ariane qui, si j'avais pu/su le dérouler, m'aurait conduit à cette corporisation de 2007. Car ces symptômes, ces expressions troublées, avaient émaillé tout ou partie des communications que j'avais eues depuis cet instant en présence de l’invisible Occupant. Ou à cause de lui.

Août 2013. Quelque chose se prépare. "Je ressens le poids de plus en plus écrasant des états de conscience sombres. Happé par des pensées frénétiques, emporté ici, bousculé là, je chavire sous la furie de leur clameur. Je reconnais l’hymne des naufrages intérieurs. Son rythme m’emporte, souffle mes sentiments en lambeaux, puis me broie. Les corps éclatés, le cœur saignant, la raison abolie, je m’enfonce progressivement dans ce lieu qui ne connaît ni la nuit ni le jour. La mort, la violence, la douleur, la peur, la rancœur, la haine, la ruse et le mépris, cette utopie barbare contient tout cela et rien d’autre."  Il est difficile d’imaginer qu’il existât de séjour plus néfaste, d’état d’âme plus morbide. Ce n’était pourtant que le frôlement impalpable d’un mystère plus profond, l’ébauche d’une apothéose du Maléfique. Il était là, le 23 au matin, au pied de la pyramide d’obsidienne. Se tenant debout à droite de l’ouverture, le Dragon Noir - dont la forme humanoïde s’était précisée - m’invitait à entrer. Témoin silencieux de notre rencontre et Grand Maître d'orchestre des mutations, Anubis était aussi présent. Au-delà des archétypes et des symboles, du psychologisme ou de la mystique, ma conscience m’engageait dans ce lieu pour une initiation commune. Avec mon Hôte. Peut-être aussi pour lui surtout. Mais cela bien sûr je l’ignorais. Il ne me restait plus qu’à consentir, à renouveler dans notre dimension d’existence un pacte scellé dans cet insondable ailleurs qui contraignait le présent. J’acceptai sans ciller.

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J’entrai dans la Pyramide comme dans une longue litanie de souffrances, immédiatement acculé par les échos lugubres résonnant sur les parois invisibles de cette innommable demeure. Les minutes en ce lieu étaient fixées sur un autre temps, figées sur un déferlement d’abjections déposant sur mon âme les guirlandes tourbillonnantes de leurs blasphèmes. J’entends encore le sinistre craquement précipitant de nulle part ces cascades d’immondices, dont les glaires épaisses décomposaient ma raison. Je ressens encore l’assaut de ces désirs malsains, portés par un kaléidoscope de tableaux obscènes affligeant mes corps de leurs affronts sacrilèges. Plongé dans la fureur, je sombrai. Comment survivre à la morsure de la démence ? Démesure. Je résolus de tenir, malgré les suggestions perfides qui saturaient mes perceptions. Tenir. Malgré le tintamarre sardonique venant heurter mes tympans d’éructations convulsives puisées aux sources de l’orgueil. Tenir cinq, six, huit heures, jusqu’au moment où, abandonnant une lutte n'ayant de sens que pour les enragés, le personnage défait - et peut être pour cela - laisse place à Celui qui Sait. Inspiré d'une décision improbable, j’abandonnais une vaine résistance pour me laisser complètement pénétrer par cette noirceur de basalte, posséder par l’obscurité jusqu’au fond des cellules. Non. On n’affronte pas le Diable à sa manière. La conscience me le rappelle de sa voix : il faut s’unir aux ténèbres pour les sublimer dans la sincérité du cœur. Alors l’éclair traversa la nuit, consumant les monceaux d’horreurs qui s’abattirent dans une pluie de cendres, dont le murmure vaporeux réconforta mon esprit, mon corps et puis mon âme. Le silence absorba le fracas. J’étais sorti des tourments. Apaisé. Je pus alors observer au centre du cerveau cette frêle lueur qui rayonnait toujours, plus que jamais vivifiée par ces étranges épousailles...

"Le démon - remarquait Léon Bloy - est un usurier de démence. Quand il suggère une folie, c’est pour qu’on ne s’arrête plus d’être insensé et pour qu’on aille, s’il est possible, jusqu’aux dernières extrémités de la fureur." ("Le révélateur du globe", éd. Bouquins) Et de la Paix, ajouterions-nous, qui représente le revers lumineux de cette médaille. Les jours suivants, je constatai une expansion inédite de mes perceptions. Ce séjour infernal, où ma conscience m’avait invité à me confronter à ma propre Ombre à travers mon Hôte, m’avait enrichi d’une compréhension nouvelle de la réalité, bien plus large et intégrée qu’elle ne l'avait jamais été. Avais-je littéralement incarné l’enseignement qui m’avait été prodigué tout au long de ces années (mes corps subtils ainsi que mes chakras ont particulièrement été affectés par cette journée) ou était-ce simplement l’expression d’une souvenance, l’actualisation d’un savoir rapporté d’autres cieux, qui me permirent d'en sortir ? Je l’ignore. Tout comme j’ignorais qu’une partie de l’immense souffrance, qui s’exprima au cours de ces heures, était liée à la souffrance de mon Occupant face à lui-même, au partage de cette expérience avec cette Autre conscience dont je portais les failles et recevais les influx, les tensions, les résistances. Cette blessure, nous la portions à deux. Sa présence dans notre espace-temps, dans cette configuration particulière d’hybridation d'âmes, lui permettait ainsi d’avoir accès à un processus d’initiations et d’évolution qui, pour des raisons qui nous échappent encore, devait se produire de cette manière. Au reste, ce n’était pas notre première épreuve commune. Ce ne serait pas la dernière non plus. D’autres bien plus pénibles allaient suivre...

 

LES CHEMINS D'ERRANCE                                         

L'Héritage des Dragons


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(Sceau de la Commission Trilatérale, interface du Gouvernement Mondial)


Longtemps j’ai vécu à l’ombre portée de mon Hôte. Avant même son incorporation, ma relation au corps et à la Vie fut bâtie autour des exigences de notre future collaboration, ce qui suscita - dans l’ignorance du scénario - d’inévitables incompréhensions et frustrations égotiques.  Cet écrit inachevé, que j’intitulais "Le Cavalier dans le désert", témoigne bien des difficultés de cette configuration ; il livre, dans le même temps, cette donnée capitale sur l’enjeu qui nous dépassait à ce moment-là. "Je n’ai jamais réellement habité mon corps, je n’ai jamais réellement habité la Vie. Je suis juste présent à cette réalité. Une manifestation perceptible de mon Être est certes accessible à vos/mes sens, mais elle n’est pas investie de mon intention de vivre en homme. Paradoxe ? Non. La manifestation est simplement la preuve de mon incarnation. L’essence de ce que j’expérimente sur Terre à l’aube du grand retournement est une forme d’interaction basée sur des schémas et des formes de perception étrangers à l'expérience ordinaire. Il s’agit d’un sensible dialogue entre deux ordres vibratoires d’inégales qualités, dont la teneur répond à l’impératif du mandat d’incarnation et à la constitution génétique. A l’horizon des événements, l’articulation entre l’instrument et la substance emprunte la configuration la plus adaptée à l’expérimentation envisagée. On lui attribue mille mots : décalage, inadaptation ou symbiose, tous issus d’une norme terrestre qui m'a contracté dans mon ignorance, parfois même broyé dans d’interminables soliloques nerveux. Ma substance se déploie dans d’autres directions et tisse une toile dont la figure est en contre-point de la vie formelle. C’est dans ce rapport au monde et au corps que réside la preuve du décalage. J’ai toujours été et je reste profondément détaché de ce monde. Mon essence est suspendue entre deux sphères de réalité et je n’ai franchement accès à aucune des deux. Combien de fois ai-je ressenti cette sensation d’être dans une bulle, n’effleurant même pas le monde ! Il coule tout autour de moi et je n'y puis rien changer..."

Ne me comprenant pas moi-même dans la singularité de mon incarnation, je ne pouvais accéder aux autres et à leurs formes d’expérimentation. Condamné à l’exil relationnel, tout ce qui semble évident à l’immense majorité a toujours constitué pour moi un inaccessible et désespéré rivage. Chaque tentative échouait, se heurtant à ce mur imperceptible mais terriblement efficace du décalage vibratoire. J’errais ainsi d’heure en heure, accroché au  balancement de l’implacable machinerie de l’ego. Tac. Tic Tac... Sa logique binaire, m’emportant dans son rythme chaloupé, m’enfermait dans d’improbables quadratures, d’impossibles conjectures, à essayer de comprendre pourquoi avec une perception tout à fait erronée, car reposant sur des formes d’explications impropres à la saisir dans son entièreté. Jusqu'à ce que je rencontre Nita, porteuse de notre mandat. Mon Rivage et l'écueil de mon Ombre. La seule qui m'ait vu et attendu. Il aura fallu trente années pour pouvoir exprimer les lignes que vous lisez et comprendre que la Vie est un acte de foi. Ni plus ni moins. Il n’y a rien à en espérer. Rien. Je n’ai jamais eu de rêve. Je n’ai jamais porté d'espoir en cette Vie. Et les remèdes incertains qu’on lui apporte ne peuvent selon moi qu’empirer le mal. "C’est que l’héritage est lourd. De ceux qu’on accueille comme les dettes importantes : la Rédemption des Dragons..." Voilà l’enjeu ! Peu d’attention fut alors prêtée à cette phrase écrite en 2016. En totale osmose émotionnelle avec celui que je nommais mon "double négatif", je ne pouvais en mesurer la portée. Et nos références étaient minces. Nous ne disposions pas des données nécessaires à une telle compréhension. Encore fallait-il pouvoir humainement imaginer et accepter un tel mandat, au substrat si sombre !

Car de Qui parle-t-on ici ? On parle d’un Seigneur de la Mort. On parle de déséquilibres portés par des générations entières, qui se sont résolus sous d’autres horizons par des conflits les plus ignobles, par des ruses les plus viles, générant toujours plus de dettes karmiques. La rage aveugle, la folie destructrice et le goût du sang, que j’avais pu ressentir lors des initiations de mon Hôte, sont des expressions ataviques que l’on retrouve d’ailleurs chez maints humains. On parle de ceux qui, aujourd’hui encore et peut-être plus que jamais, au travers d’emprises transdimensionnelles, au travers de la savante exploitation des dettes karmiques, continuent de tirer les ficelles de ce monde en s’appuyant sur l’action d’individus et d’ethnies entières dévoués à leur cause, dans le mépris du genre humain considéré comme du "bétail". Des sacrifices sanglants des temps prébibliques à la bombe atomique, c’est toujours en leur nom qu’ont été célébrés ces holocaustes fumants. Là où est la ruse, le mensonge et la violence, l’emprise totalitaire, là sont les œuvres des Dragons. Toujours ! Le sang qu’ils ont fait couler est le fil rouge qui traverse toute notre histoire et c’est, au moins en partie, pour eux qu’il a été versé (nous aborderons ces aspects et l’explication spirituelle de leur action dans l'écrit à venir "Belial le CaniBaal"). Dans notre réalité d’existence et dans le contexte de ce cycle de 300.000 ans, leur race fut ainsi le véhicule et l’expression du principe involutif. Ce sont des destructeurs de Vies. Des destructeurs de Mondes. C’est là que réside leur héritage ! Mais voilà que certains êtres issus de ces lignées reptiliennes involutives ont décidé d'emprunter un autre chemin. Celui de l’évolution, qui ne peut-être, pour eux comme pour nous, qu’un retour vers la Loi de Vie, la Loi de l’UN, à travers une programmation se déroulant sur plusieurs espace-temps et dont la Terre constitue en quelque sorte le centre des opérations...

 

"Confusion will be my epitath"


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" Aux limbes de ma mémoire affleure l’antique secret. Les effluves des lourdes pulsations franchissent les abysses du temps et de l’incompréhension pour rappeler la torpeur de ces grottes arides où nous fûmes générés. Esclaves parmi les esclaves, à l’ombre de la lumière. L’astre Noir se lève sur la terre brulée des Dragons laissant découvrir, dans la clarté de l’obscur, le regard d’airain du Maître régnant sans partage sur la horde de ses créatures. D’un geste, il met les masses dociles en mouvement. Dévouées à sa cause, elles partagent un but qu’il leur est étranger. Prédateurs sans bornes, ils agissent dans l’ordre de la division. " ("Les Méditations Sauriennes" - Loris 2016)

Si loin de moi. Si loin de mon Monde. Si loin des autres. Ne comprenant rien à cette existence. Tel l’handicapé de Faulkner saisi, en abruti, par la fureur et le bruit, j'erre d’impressions en sensations. La vérité d’hier n’étant plus celle du jour, les rouleaux de l’impermanence m’emportent sur leurs rivages inconfortables. De leur mouvement continu, ils effacent les chimères formées dans le sable, laissant place au néant et ses éternels postulats. Pourvu que ce trajet ne dure pas trop longtemps, que je puisse retourner à la nullité qui m’a engendré. Car je ne suis rien et désormais j’accepte d’habiter ce néant en tant que rien. Je n’ai jamais pu tourner le bouton des fréquences. J’étais simplement le poste de radio. Chaque fois que je plonge en moi, c’est le vide que j’embrasse. Un vide plein de rien. Habité par aucun désir. Rien à quoi m’accrocher sinon ce précipice, cette béance. Sans rêve, sans espoir et sans projet, mon esprit glisse sur chaque pensée emportée par le silence. J'accède ainsi à la deuxième partie de mon existence à peu près aussi confus que je l’étais à vingt ans, dans un monde au bord du collapsus définitif. Terrifiant ! Aussi loin que je me souvienne, à peu près tout m’a toujours indifféré. C’est un bloc de marbre posé dans mon salon. Incontournable. Je n’attends rien non plus de cette expérience, si ce n’est l’implacable routine qui me broie et finira par m’emporter dans les eaux de l’oubli. Après tous ces jours, je ressens l’intense besoin d’être en moi au plus proche de mon énergie, afin de voir clairement et d’agir le plus consciemment possible. Me retrouver ! Je l’oublie à force de vivre à deux...

"Les méditations sauriennes" achevèrent ce jeu de piste, témoignant directement des raisons de la présence vibratoire de cet être, que je mis tout d'abord au rang des autres collaborations transdimensionnelles que nous expérimentions. Ces quelques lignes, sur lesquelles j’ai longtemps médité et qui m’ont habité pendant des jours dès que je perçus leur vibration se former dans mon esprit, sont significatives. Le Maître des Dragons était sans aucun doute le représentant d'une grande famille reptilienne, dont le nom nous serait révélé quelques nuits après. Quant à cet astre qui se lève sur la terre aride des Dragons, il fait référence à Mulge, une planète disparue du système solaire dont la destruction a causé la formation de la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Ce monde était, semble-t-il, anciennement occupé par une famille reptilienne amphibienne porteuse du Kiristos : les Abgal. Tel le "Nomo" des Dogons ou l'"Oannes" des Assyriens (entité amphibienne derrière laquelle se travestit peut-être Osiris), ces êtres issus de Sirius auraient été pour certains d’entre eux les instructeurs de l’humanité naissante (à savoir que les Dogons connaissaient l’existence et le positionnement de Sirius B bien avant sa découverte par la science formelle). La terre aride des Dragons, commandée par l’esprit de ruche, eut ainsi grâce à Mulge impulsant la fréquence de Vie portée par les Abgal l'opportunité d'emprunter un chemin évolutif. En tout cas pour certains de ses représentants. Cette seconde et fugace incursion dans "sa réalité", réalisée à travers le regard de mon Hôte, fut plus apaisée car j’étais prêt à accueillir avec une plus grande distance émotionnelle ce monde oublié de l’Amour et ses occupants.

C’est donc quelque temps après qu'une nuit un nom raisonna dans ma tête : Ušumgal, Ušumgal... Sans arrêt comme une litanie : Ušumgal, Ušumgal, Ušumgal... Nous savions qu’il s’agissait d’une lignée de mâles sauriens ou reptiloïdes, tels qu’Anton Parks a pu les décrire. Mais pourquoi ce nom nous était-il donné ? Je m’éveillais le lendemain toujours avec ce nom tournant en boucle dans mon esprit et, pire, la certitude d’être originaire de ce monde, de ce lieu, de ce néant. Nita, avec qui je partageai cette information, n’admit pas cette explication. Et elle avait raison, mais nous ne le comprendrons que plus tard au dénouement de ce mandat, où toutes les données reçues convergeraient enfin vers une explication compréhensible. Du mystérieux Guerrier au sombre Dragon, puis à l’Ušumgal et aux raisons extraordinaires de la présence de sa propre réalité dans notre dimension d’existence, c’est à la façon d’un suintement exaspérant que ces informations furent distillées. Leur message grandit patiemment dans les profondeurs inconscientes pour jaillir dans l’infalsifiable clarté débordant d’un tumulte, dont les vagues ondulations s’échouent encore aux confins de mon entendement, là où précisément l’infini pénètre le fini...

 

LA RÉSOLUTION DU LIEN


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Tous ces filandres chaotiques s’agencèrent dans une trame cohérente au cours du printemps 2016, lorsque le Soi éclaira de sa lumière ce labyrinthe. La compréhension intime de cette relation (les mots viendront plus tard) me fut donnée au moment où celui que j’ai surnommé "mon double négatif" s’apprêtait à quitter la scène de notre théâtre, dans une sorte de dernier acte mémorable et tourmenté, concluant ainsi ce huis clos improbable aux confins de la conscience et du temps. J'étais hébété. L’enchantement brisé. Car la vérité de l’événement m’avait pénétré. Je savais désormais avoir porté la fréquence, la mémoire, la conscience d'un Ušumgal dans tous mes corps, lui offrant ainsi la possibilité d’accéder à notre espace-temps. Les larmes coulaient. Elles me libéraient d’années de cohabitation obligée, d'invraisemblables états d’être, de crises et de sombres transes à l’hystérie des sens qu’elle avait générés. Je me vidais de sa substance face à Nita et son Amašutum. Enfin déchaîné. J’ignorais à ce moment que, suivant les intentions du Soi, nous nous désengagions mutuellement, chacun de notre côté. Lui et moi étions quittes de cette antique promesse. La suite nous le confirmerait, tout comme elle ouvrirait doucement mon regard à la parfaite cohérence de ce parcours tortueux. Neuf années ensemble ! De l’incorporation du Guerrier à la manifestation de l’Ušumgal - car il prit forme de multiples façons au long de cette période aussi tumultueuse que riante - notre association impliqua des ajustements à maints niveaux.  Le Ciel allait finalement nous instruire de son dessein, impossible à ignorer, à travers quantité de signes et d’informations.

Parallèlement, et inévitablement, Nita résolvait le lien qui l’unissait à son Amašutum. Nos acolytes quittaient notre dimension d’existence. Pour eux comme pour nous, ce jeu de miroir prenait fin. Nous ne participerions plus de leur relation. Nous n’éprouverions plus leurs douloureuses blessures. Tant d’affrontements se sont déroulés à travers et par devers nous dans ces projections croisées issues d’une autre réalité ! Notre quotidien servant de décor et de mesure à ces éruptions spontanées de colère, expressions vivaces de ces vieilles histoires ressassées au présent car irrésolues dans leur passé, qu’il nous fallut épurer. Encore ! Usés, saturés, abusés même (pour ma part à force d’être associé à ces vibrations étrangères que je ne pouvais ni contenir ni appréhender complètement), nous voguions à la dérive de ces courants invisibles. Mais pouvait-il en être autrement ? Notre mouvement dépendait de leur mouvement et mes postures de ses besoins. Nous vivions au temps de leurs propres cycles. Sous l’emprise de l’Ušumgal, imprégné de sa présence, possédé par ses intentions, j’ai tant de fois fait chavirer le navire déjà cahotant. Trompé. Tandis que Nita, collaborant avec l’Amašutum, veillait par leur rectitude sur le(s) Monstre(s). Le(s) Monstre(s) oui ! Elle gardait le cap. Malgré tout. Toujours. C’était son rôle. Elle qui porte l’empreinte des Sages Femmes a pu vaciller, mais n’a jamais fléchi. Sans elle, rien n’eut été possible. Rien ! Quant à moi, comment ai-je pu garder raison ? Pris entre deux feux : à la lisière des injonctions de l'Amašutum et des déséquilibres de l’Ušumgal. Avez-vous jamais ressenti la rage aveugle ? Une colère si profonde, si haineuse, qui connait d’autant moins de limites que celui qui la porte est un ignorant borné ayant toujours vécu à l’abri de la Lumière. Avez-vous jamais connu ce sentiment qui donne l’illusion d’une puissance radicale et qui porte le désir d’anéantissement ? Voilà ce que j’ai vu à travers ses yeux, ressenti dans mon ventre à travers son ventre : l’absence de Lumière. Vous comprenez ? Non. Il ne s’agit ici que de mots et nous sommes encore loin du compte...
 

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Pour y goûter, il faudrait pouvoir pénétrer la psychologie du crocodile, déchiffrer le sens d’une limitation génétique que l’on ignore, comprendre une expression du Vivant qui n’est apte à reconnaître qu’un aspect de la réalité. Ne rien ressentir. Ce sont ces sentiments - ou plutôt leur absence - et ces déséquilibres qui s'exprimaient lors de nos confrontations avec l’Amašutum et Nita. Le bourreau d’alors (l’Ušumgal), devenant à travers ma médiation la victime d’aujourd’hui, pouvait ainsi toucher du doigt les conséquences de ses actes et, certainement, apprendre une autre posture dans la relation au féminin. Car c’est bien de cela dont il était question : l’appréhension non conflictuelle de la polarité féminine de l’Être (chapitre à venir "Le Chant du Cygne"). En osmose complète avec mon acolyte, je faisais immanquablement mien chaque mot que Nita (et à travers elle, celle(s) qu’elle(s) représentait) exprimait au cours de ces scènes douloureuses. Ils me causèrent une souffrance inexprimable en raison de la force psychique qui y était associée : la vibration infalsifiable des Faiseuses de Vie. Je vécus chacune de ses/leurs paroles comme un coup d’épée tranchant le fond de mon âme (et c’est bien le but me direz-vous !). M’effondrant ou réagissant plus que de mesure à des évènements qui, pris en eux-mêmes, n’avaient qu’une médiocre importance, j’exhalais parfois une sordide colère ou exprimais à d’autres un désespoir sans limites. J’étais sous le joug. Le moindre désagrément, la moindre incompréhension engendrait une tension cosmique, dans laquelle mon associé puisait toute l’information nécessaire à son évolution sur sa propre ligne temporelle. C’était lui qui les suscitait. Et c'était moi qui les corporisais. Encore et encore, jusqu'à épuisement ces boucles furent tournées, jusqu’au jour où, porté par l’élan du Soi, j’exprimais enfin ici et maintenant mon refus de continuer ce jeu !

C'est à la suite d’une énième confrontation avec Nita/l’Amašutum - qui me fit sombrer dans un état de profonde confusion durant plusieurs heures -, que je pus enfin saisir mon acolyte dans la réalité de sa forme et observer l’intimité de notre lien. Alors que mon esprit ployait sous l’épaisse obscurité de pensées glacées symptomatiques des habiles suggestions de mon hôte et de ses états d’être, je vis son corps visqueux et noir chevillé à mon propre corps. Il prenait racine dans les trois chakras inférieurs (le chakra Racine au coccyx, le chakra Sacré au-dessous du nombril et le chakra du Plexus Solaire au-dessus du nombril), ceux-ci semblant tellement liés qu’ils paraissaient avoir fusionnés, tout comme nos jambes du reste. Cela ne dura qu’un instant dans un interstice de temps, un milliardième de secondes ! Mais il était là et bien là dans cette pulsation d’atome. Je l’aperçus intégré à mes corps, telle une ombre encollée à mon dos. Il m’accompagnait de près ! Se voyant ainsi totalement démasqué, il se révéla en fureur dans l’une des épreuves les plus difficiles que j’ai pu vivre avec l’expérience de la pyramide noire. Leur schéma était identique, mais à un degré d’intensité plus important. Cette fois en effet - et c'était une constante depuis quelques mois - tout le corps se trouvait engagé dans ce processus. J’essuyai mille assauts de l’Ombre. Sans répit. Cahoté par la vague sombre. Emporté sur des rivages périlleux. Je réussis néanmoins à trouver un peu de calme mais non la paix au bout de quatre heures, réfugié dans cet abysse d’eau rassurant où mon être avait fini par me conduire (certainement dû à mon affiliation à la Lignée de l'Eau : "La Grande Reconnexion"). Silence. Je n’arrivais plus à penser quoi que ce soit ni à poser mon intention sur quoi que ce soit. J’étais défait. Je me souviens seulement de cette immense torpeur. Il avait atteint les limites de mes capacités psychiques...

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Oui, il était bien là dans notre réalité. Partageant le même espace dans une cohabitation inconfortable. Pour l’avoir vécu par ailleurs et nombre de fois, nous savons que la conscience est une instance discontinue, la continuité étant l’œuvre (ou l'illusion donnée) du mental qui contribue ainsi à donner forme à notre perception de la réalité. Or, c’est précisément dans ces fractions imperceptibles, ces interstices ou brèches/coupures de notre conscience (en relation, dans ma représentation, avec les pulsations atomiques et subatomiques qui en constituent l’expression) que prennent place des événements comme la connexion au Soi, aux Moi-parallèles ou à des entités situées dans d’autres dimensions. Avant ce printemps 2016 et cette découverte, il m’avait semblé que notre relation, bien que plus prégnante, n'était que l'une des collaborations transdimensionnelles que nous vivions. Sauf que ces collaborations ne passaient pas par l’incorporation. La vibration que je portais n’étant ni aimante ni transparente, nous l’avions alors attribuée aux effets de la prédation interdimensionnelle. Dans l'ignorance de ce type d'association, il est effectivement difficile de distinguer l’hybridation d'âmes de la prédation. Ces deux phénomènes dissemblables, puisqu’ils peuvent exister indépendamment l’un de l’autre, se conjuguaient chez moi en raison de l’origine de mon acolyte et certainement aussi de ses intentions. Malgré tout, le calme revenu, je me demandais si je n’avais pas été confondu dans cette logorrhée d’images et de bruits. Après un tel accès de rage, je doutais non pas de ce que j’avais perçu mais du sens même de cette présence.

Nous n'eûmes pas longtemps à attendre une confirmation de ce "mauvais voisin". J’entrepris les jours suivants un travail de désengagement des chakras afin de me libérer de ce que je pensais être un prédateur interdimensionnel. Il apparut subrepticement à chaque fois, la partie basse de son corps plaqué au mien, nos jambes et bassins pratiquement toujours confondus. Sa présence fut encore confirmée dans notre dimension de conscience par une série de synchronicités. La première concernait un colis que j’attendais, adressé "par erreur" à Malvezie ("mauvais voisin" : nom donné en souvenir d’un hobereau local qui faisait régner la terreur !) avant de m'être livré endommagé. La suivante fut une rencontre - en chair et en os celle-là - avec un inconnu me confirmant le futur départ de mon acolyte. Je rencontrai cet homme, grand, noir et élégant (puissant et sombre), à un arrêt de bus (lieu de départ) que je ne prends pratiquement jamais. Engageant la conversation, il m’explique qu’il se trouve là exceptionnellement car il vient de changer de véhicule. Or la batterie (l'énergie) de son ancien véhicule n'y était pas adaptée, elle manquait de puissance (tout comme l’appareil que je reçus quelques jours plus tard d'ailleurs !). Au fil de la discussion, je me rends compte que cette personne a au détail près exactement le même parcours que moi ! Engagé à faire une thèse en Droit, plus précisément en Droit public, il connaissait les mêmes difficultés d'intégration où il enseignait et travaillait quelques heures par semaine dans un cabinet d'avocats spécialisé dans le Droit des étrangers. Bref, mon double négatif m’adressait clairement un message : nous étions en instance de dissociation ; il appréhendait un autre véhicule, mais pour l’instant, de mon côté comme du sien, un lien énergétique persistait qui rendait impossible le mouvement. Ce lien, c’est Nita et celles qui l’accompagnent qui le trancheront quelques jours plus tard (chapitre à venir "L'Oeuf de l'Espérance Pourpre"). C’est à elles qu’il revenait en effet de certifier cette libération, car c’est sous la houlette des Mères divines que ce scénario avait été construit et conduit depuis le tout début...

 

L'ENVOL DE LA LIGNÉE !


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" Allez ! Allez luisants Poissons
Mes frères d’Eau
Par-delà les étoiles
Voguer sur les courants invisibles
Que vous seuls connûtes
Annoncez la bonne nouvelle !

Osiris ! Osiris !
Mon frère Ea
L’univers a cueilli la promesse de tes larmes
Ceux qui sont nés de ta chair ont triomphé des Dragons
Le cycle d’Orion est achevé
Tout est accompli !

Désormais
Aux confins des espaces et des temps
Nous baignerons sous ces cieux immobiles
Ensemble, dans la clarté de l’Eau
Pour contempler la splendeur du Soleil  
Allez ! Allez luisants Poissons ! "
(Loris)


Nous avons goûté aux Eaux de l’Oubli pour éprouver les affres de la distance. Isolés des amples réalités que nous connûmes et de leur vibrante Lumière. Là où l’évidence de l’Amour alimentait toutes nos postures, nourrissait toutes nos intentions. Projetés dans cet écrin à l’époustouflante beauté, la Terre, une myriade de formes de Vie nous accompagna pour distraire notre solitude. Représentantes fidèles du bestiaire galactique, ces figures familières nous entourèrent comme autant de métaphores de nos anciennes vêtures, comme autant de souvenances des Êtres d’outre-espace que nous côtoyâmes si près. Voilà l’Oiseau ! Voilà le Serpent et le Poisson ! La Vie coule en eux dans l’immobilité de sa perfection simple. A ceux qui se sont abîmés dans cette forme d’expérimentation étriquée de la conscience humaine, le foisonnement du Vivant, la splendeur de ce décor édénique, constituent le mince reflet de l’inaccessible Etoile. Une frêle brisure dans un mur épais pour nous rappeler le Sublime d’où nous sommes tous issus. Il fallut bien sûr une raison impérieuse pour que l’on s’enfermât ainsi dans ce donjon de silence d’où aucun cri ne s’échappe jamais, condamnés à errer sur ces voies désolées de la vie unidimensionnelle, à tourner et retourner sur les mêmes chemins intransigeants à travers ces cycles que maintes sagesses racontent. Quoi qu’on en dise, personne n’y échappe. Personne n’est libre face au contexte de son incarnation, car c’est notre intention même - nous sommes des consciences projetées - qui la détermine. Notre création commune c’est ce monde et c’est un exil, une Terre d’exil que nous nous sommes donnée en partage, car il n’existe pas de réalité extérieure qui soit étrangère à notre réalité intérieure. Alors, de génération en génération, nous avons  irrémédiablement suivi ces voies obligées des dettes de sang, des sacrifices. Le blasphème a souillé chaque monceau de terre, le mensonge a corrompu les esprits et précipité la Grâce dans l’abîme, pour que l’œuvre des Etoiles s’accomplisse sous le signe des Démons. Oui ! Afin d’assurer leur transformation, l’involution fut une instance de régénération.

La Rumeur nous enseigne que la Terre est importante pour la Galaxie, pour l’Univers même. Que ce monde est un lieu d'apprentissage où des entités, issues de mille origines galactiques différentes et revêtues d'une tunique humaine, peuvent se côtoyer et partager leur expérience. Il constituerait, pour cet ensemble de races formant l’humanité, une instance d’évolution destinée au dépassement des conflits émotionnels et à l’intégration pacifiée de la force involutive. L’expérience que nous venons de relater nous conduit à ajouter un argument aux précédents : la proposition de vie terrestre dépend d’un programme de rédemption destiné à corriger les puissants déséquilibres provoqués par nos Frères des Etoiles dans leur propre exploration de la réalité. Ceux d’entre eux qui n’ont pas renoncé à arpenter les voies de la polarité involutive s’y sont perdus. Infiniment. Reproduisant de génération en génération les contradictions de leurs divisions, ils ont fini par adhérer au seul culte que leur vanité pût tolérer : le culte du Moi au service de soi, détaché du Tout (l’esprit de notre temps en est manifestement marqué). Bien que les conflits qui traversent l’humanité en donnent un bon aperçu, on ne peut qu’imaginer les conséquences de ce positionnement étendu à des cultures et des civilisations entières sur des périodes de temps inimaginables. On les connaît sous les termes de pouvoir, domination, division, destruction, patriarcat etc. Rares sont les civilisations humaines à avoir échappé à ces schémas. Rares sont les conflits qui n’ont pas eu de rapport avec ces exigences. Pourriez-vous citer une seule civilisation de Paix, un seul royaume des Egaux ? Le fond du problème du mal (mâle ?) est donc d’ordre structurel. Il se déploie sur des trames transdimensionnelles, dont la plupart restent inaccessibles à notre entendement, et il a peu à voir avec la nature humaine en vérité.

La vie humaine est un huis clos cathartique, une ascèse expiatoire destinée au rachat de nos travers et à ceux de nos Frères. C’est là sa Noblesse. La brièveté de notre existence, l’espace confiné de nos perceptions, la focalisation sur la dimension émotionnelle, permettraient ainsi d’accélérer des processus d’intégration et de confrontation karmiques qui sinon s’étaleraient sur des cycles plus longs. Nul n’a bien sûr besoin de les vivre comme nous, qui jetons cette bouteille à la mer. L’expérience humaine individuelle et collective en constitue le témoignage évident dans ses difficultés, ses travers, ses brisures et parfois ses actes d’une beauté inespérée. Si les voies de l’abjection et de l’abomination existent, c’est qu’elles ont un sens qui ne saurait se résoudre dans le constat de la nature plus ou moins médiocre, avilie et bridée de ceux qui en sont les représentants, car ils sont ce que nous fûmes et sans doute ce que nous sommes encore sous d’autres cieux. Tout se tient dans cette improbable danse de l’Ombre et de la Lumière. C’est peut-être là l’enseignement le plus profond que je dois à mon acolyte Ušumgal. Notre lien sans amour était bâti au-delà de l’Amour, ou suivant une expression de l’Amour qui est occultée à ceux dont le regard est noyé dans la subjectivité. Qu’en sait-on au fond ? Nous sommes incapables d’accéder à ce point de vue, car nous sommes nous-mêmes situés dans un espace-temps configuré de telle façon que, chaque fois que nous observons, c’est nous même que nous voyons. Une contemplation de notre propre mesure. Comment comprendre dès lors que la résolution de ce gigantesque scénario karmique puisse apporter sa contribution, sur leur propre ligne temporelle, à la pacification des Lignées mâles et femelles depuis longtemps antagonistes ? Seule peut le permettre une approche plus ample de notre existence devant un complexe dynamique d’interactions entre de multiples réalités, ouvrant la voie à d’autres formes de perceptions et d’expérimentations du réel, car tous nos personnages ne sont au fond que des points de focalisation de ces différents flux. Comment comprendre enfin que cette résolution puisse constituer l’un des ferments d’une Lignée d’Êtres conçus autour de ces nouvelles données, afin que ces prophètes du lointain engendrent des voies inédites pour leur propre Peuple ? Le Créateur fut enfermé dans sa créature (l'humain) pour éprouver l’effet de ses actes. Le Maître d’antan devint esclave de cette forme chétive pour se libérer de ses propres sujétions. L’involution participe bien de l’évolution. C'est ainsi, qu'à travers tous les protagonistes de notre histoire, nous préparions l’Envol de la Lignée Nouvelle...

 

« Tandis que les nuages vaporeux s’étirent dans les mauves et les bleus
Et que le voile de la brume blanchit la rosée
Orion éclaire d’une frêle lumière de cet horizon inconnu
Les traits délicats d'un Être couleur pourpre.
Semblable aux siens, issu d’ailleurs
L’Enfant de la Réconciliation est né
Et les Etoiles rient ce matin
Tandis que les nuages vaporeux s’égaient dans les mauves et les bleus. »
(Loris)