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Un flot de catastrophisme inonde le réseau, charriant chaque jour sa couche grasse d'alertes et de peines. Les indicateurs sont saturés de dangers. Les événements de septembre sont marqués au fer rouge.  Retenez cette date : le 23 ! Un plus grand avertissement, pour un plus grand effroi ! La conjonction astrale est propice. Tout y passe. La prochaine guerre nucléaire ; la chute des marchés, combinée par les sachants cachés ;  les génocides en cours, où les affiliés au ki-ri-sti – c'est une constante depuis plus d'un siècle – sont des victimes de choix ; la soumission de la population par les artefacts techniques ; l'extinction des espèces animales, les famines et les maladies de toutes sortes. Prophéties de l’apocalypse à l’heure d’arrivée, avec force de concordance des traditions juives, catholiques et musulmanes. Libération des zombies – comme s'il en était besoin – et autres hybrides galactiques, surplombant la mise en coupe réglée de la population mondiale. Chaos sans nom propagé sur la surface du globe. Tout tombe. Toutes les règles sont bouleversées. Tous les principes jetés à bas. L'ordre ancien se brise sous les coups du bélier furibond. Plus de soutien à trouver au dehors. Plus de mièvre repère social, aussi utile aujourd'hui qu'une béquille pour escalader une raide paroi. Le mensonge, celui qui depuis l'enfantement de notre monde ordonne toute chose, a cessé de se cacher dans les bas fonds de la conscience. Projection cosmique de milliers de vies, il se réfléchit au dehors, triomphant, où il exhale tous ses subterfuges. En dehors comme au dedans, personne ne peut plus l'ignorer. Personne ! Il donne une dernière représentation, le bouquet final, afin de rallier les plus fidèles associés à sa cause et piéger quelques pèlerins égarés par ses tours. En cela, l'heure est bien celle de la Révélation.

4adbc9c4d08e62e0a8a1b009d07d00a8Les maîtres de l'Ombre, maîtres du pouvoir depuis l'origine de cette humanité - alors qu'ils ont paisiblement mené en pâture la masse hébétée dans les fréquences troubles propices à leur maintien dans cette réalité - ont donc décidé d'exalter leur jeu. Car les règles n'ont pas changé. L'injustice lutte avec l'iniquité dans un combat où seul le malheur l'emporte. Elles sont jetées à la face de l'homme dans leur nudité ; elles ont fait sa constitution, son mode d'envisager cette réalité. Et pourquoi donc ? Quel est le sens de cette rupture ? Cette simple question est rarement posée. Seule l'impérieuse nécessité de la survie est opposée à l'incompréhension, devant ce qui déjà se place comme une inéluctable tribulation. La montée des périls tétanise la pensée. Les paroles anciennes sont rappelées en guise d'avertissement. Parfois même célébrées. C'était dit ! Ezékiel, Jean, Matthieu, Elie et tant d'autres. Et puis quoi ? Un guide de lutte, de résistance, de survie. Faire du feu dans le bois, occuper la grotte, piéger l'intrus, se terrer dans l'ombre. Fuir. Encore ! Encore ! Et recommencer. Il n'y a pas d'autre alternative que le tourment pour l'esprit discipliné dans les principes de la réaction … condamnée à la répétition.

Et si c'était notre destinée ? Il faudrait survivre à cela dans un monde encore plus trouble, encore plus dense ? Une vie de contrôle dans une chimère de société, totalitaire et totalisante, et participer au jeu macabre dans un état permanent de psychose végétative. Harcelés par ces êtres qui paissent et se repaissent de nos états mentaux et émotionnels. Ne vaut-il pas mieux "mourir debout que vivre à genoux" ? Pourquoi survivre alors ? Pour attendre la rédemption ? Le téléchargement salvateur par notre famille stellaire dans la myriade de vaisseaux parqués autour du globe ? Ou mieux, du Messie ? Mythe du retour à la Maison ou mythe du Messie. 4f2a3833bbacf1b4716b3a314363ea19A vous de choisir, mais c'est la même chose : le sauveur est toujours extérieur. Rien de tout cela en vérité. Nous sommes définitivement seuls face à nous-mêmes en tant qu'individu et groupe. On oublie la loi de résonance : la peur appelle la peur, la vengeance appelle la vengeance. Jamais la guerre n'a engendré la paix. Un principe vibratoire ne peut porter son contraire dans l'être qui n'a pas réalisé l'Unité. Si les contraires ne sont pas sublimés dans l'œuvre alchimique, alors ils continueront à produire la division et s'engendreront d'eux-mêmes, rendant impensable toute autre forme de réalité, toute autre forme d'existence que celle de la lutte du moi contre tout. La soif de survie, savamment distillée par les maîtres du pouvoir, alimente les résonances pesantes afin d’encoller encore plus de victimes sur la toile tendue le long du chemin. Et puis les rapatrier, sur un autre terrain de jeu. Ensemble pour célébrer encore un peu la ritournelle du je et du moi. L’appel à la peur, c’est le rappel des troupes capables de répondre à cette fréquence. Ainsi s'érige un nouvel ordre mondial, dont l'esquisse mortifère prend forme à l'horizon des évènements.

Le nouvel ordre mondial n’est pourtant pas celui qu’on croit. Ou plutôt, à la conjonction de deux formes d'expérimentation, deux ordres de réalité entrent en cohabitation. Au bruit et à la fureur déployés par le premier répond le frémissement imperceptible du second. Il s'étend à mesure que l'ordre ancien se révèle dans sa nature. Comme les deux pièces d'une mécanique, associées pour procurer un mouvement, ils œuvrent ainsi de concert. Car, dans sa plus grande division, l'intégrité de l'Unité demeure toujours intacte. Elle polarise les contraires pour susciter la compréhension intime de cette mécanique : Lumière et Ombre n'ont de sens que pour ceux qui font l'expérience de Leur division. Ailleurs, Elles cohabitent dans un état transcendé où Elles s'éclairent d'une mutuelle compréhension. La Source ne choisit pas. Ni eux. Ni nous. Elle porte tout et tous dans l'infinité des possibles. Indissociables. Inimaginables. Incompréhensibles. Job retrouva le chemin vers l'Unité après que le Seigneur eut permis au Satan de le confondre. Par son action, il révéla son aveuglement. Par son action, il lui permit de s'élever dans l'axe qui le relie au Tout. Chacun d'entre nous joue parfaitement sa partie. Il n'y a rien à reprocher à personne.

Aux temps troublés, seule une posture de paix est possible. Regarder vers l'en-dedans. Explorer les cloaques. Intégrer les flux et les reflux. Observer l'agir et le réagir jusqu'à épuisement. Et se laisser insuffler par l'Esprit de la Vie...