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Éternelle question ! Démarrant tout le processus du chemin vers soi. Quête universelle, et soit disant personnelle, à la recherche du Saint Graal. Mais rien dans ce retournement n'est personnel, même s'il ne peut s'effectuer qu'au sein de l'individuel. N'est-ce pas là l'ultime sens de La Vie ? Qui des fleurs ouvre les boutons ? Qui d'une chenille éclot un papillon ? Oui, qui sommes-nous si ce n'est Elle ?

Nous comprenons ceux-là qui se présentent. Parce que pour les uns, il faut se vendre. Et ils ne peuvent encore tout à fait échapper au sens unique de cette matrice. Enfin parce qu'il faut rassurer les autres qui, faute de ressentir la fréquence émise, n'ont de cesse le besoin d'en chercher la balise. Et si nous étions tous réellement hors cadre ? Parce que seul le large nous ressemblerait. Parce que seul le vaste pourrait nous contenir. Alors, que serions-nous ? Et quelle serait l'importance : le flacon, le parfum ou son ivresse ? Peut-être tout cela à la fois ?

Quels que soient de l'être sa vêture son envergure, sa voie et ses choix, il reste essentiel. Originel. Portant en lui le Mystère de Vie, qui nous pousse et de nous se glousse, comme s'en soucie. Comment alors se limiter, à une forme un diplôme un sentier ? Pour se faire connaître ou reconnaître, afin de peut-être transmettre ? Puis prétendre vers où se tendre, puisqu'à tout prendre faut se faire entendre ? Fables que tout cela ! Concepts et fatras ! Qui qualifient cloisonnent, qui l'Homme subordonnent ; et sans cesse le trainent, tout au bout de la chaine.

Au secours de cette impasse, jamais la poésie ne se lasse, de trouver de nouvelles sentes, pour enfin prendre la tangente ! C'est donc ainsi que nous nous présenterons, préférant à la surface le profond, et laissant chacun de nous deux libre de sa verve, pour parler de soi de l'autre en bon orfèvre. Alors vive le lyrisme, au sein de l'intimisme ! Et que jamais la Flamme ne meure, à l'athanor de nos sombres heures !

 


 


Loris et moi (Nita) sommes Compagnons sur le chemin de Vie. Voici contée, par chacun de nous, notre première rencontre. Cette interférence de nos deux fréquences, où l'Eau et le Feu s'effleurèrent sous le Rire de l'Univers, fit ce jour-là germer notre Destin. C'était hier. Mais d'il y a bien plus longtemps. Que ce temps...

Aujourd'hui, nous regardons ces enfants que nous fûmes. Avec beaucoup de tendresse. Ce fut une belle histoire ! Pas facile et hors-norme. Depuis, nous ne nous racontons plus d'histoire. Nous vivons le moment présent. Au maximum. Tout désapprendre. Laisser en soi la place vacante. Pour le Vaste. Le Large. Et se laisser surprendre par cette Vie. Dont nous ne sommes que le Respir...

Deux étoiles brillaient ce soir-là. Au firmament d'un autre monde. D'un autre temps. Sans temps. Cent ans ? C'était bien moins que nos deux mémoires réunies pourtant ! Cette nuit-là, deux routes allaient se rencontrer. Au carrefour d'une même destinée. Qui les limites de notre propre entendement dépasserait ...

 

 

NITA


Dans mes yeux, visions d'airain ! Ce soir j'ai mis ma robe de lin. Quelques pas encore. Conjurer cette lente mort. Ô ce Feu qui brûle et me consume !

Sur l'autel, j'ai mis ma quête ; dans l'empreinte de mes pas une louve veille, histoire d'éloigner les ténèbres. Je cherche la Lumière. Cette Lumière qui m'embrase, mais que je ne retiens pas.

Je ne suis pas heureuse. Je n'ai jamais cru au bonheur. Je vis dans un monde que je n'habite pas. Et je ne fais pas semblant. Je cherche les miens dans une foule sans visage, que je ne reconnais pas et qui ne me connait pas.

Tous me prennent pour ce Feu qui me brûle la peau. Cette peau à fleur d'âme que je traîne. Et qui porte mon nom. Ce n'est pas drôle, même si j'en ris.

Alors ce soir, je danse encore. Car la danse est comme la vie et la mort. Elle exulte le corps. Je danse et je ris, pour oublier ce que je ne peux oublier. Ma naissance, divine blessure. Ma mémoire, l'an Zéro de mon Ère. Le temps est resté suspendu sur le Mont Calvaire. Je me souviens seulement du Sang sous la Croix. Et c'est pour Lui que je danse.

Dans la foule aux visages singuliers, ce soir une aura transparaît. Différente. Je la sens je la pressens. Je la cherche et je la vois. Le masque, jeune, soutient un regard bien trop lourd pour sa finesse. Tout en lui semble suspendu. Même la vie palpite en silence. Trop profonde pour s'effleurer. Un monde dans le monde.

J'entends son silence me prier de ne point m'approcher. Mon rire en retour l'en assure. Et ma danse m'en éloigne. Mais quelque chose en moi ce soir a vu ce qu'il n'était pas sensé voir...

 

LORIS


Dans la musique, Silence au fond de moi ! Ce soir j'ai mis mon masque de joie. Quelques sourires encore. Ne pas troubler le décor. Ô ce vide qui hurle et me consume !

Sur ma vie, je ne me pose pas de question ; je vais où me portent mes pas, histoire d'y croire. Je cherche la Lumière. Mais je ne le sais pas. Cette Lumière qui couve en moi, et m'aveugle parfois.

Je suis heureux. Je ne sais pourtant rien du sens du bonheur. Je vis dans un monde que je semble habiter. C'est du moins ce que je crois. Je ne cherche rien et fais si bien semblant, que j'ai fini par croire à mon histoire.

Tous me prennent pour ce vide que dévoile ma peau. Cette peau que je traîne. Tout comme mes jours. Et qui porte mon nom. C'est assez drôle, non ?

Alors ce soir, je feins encore. Las de devoir vivre enfermé dans un corps. Que jamais je ne reconnais. Je me tais et m'abstrais, pour me souvenir de ce que j'ai oublié. J'observe le ballet de ces visages. Qui m'attirent, me repoussent et m'envisagent. Le Silence qui m'habite me fait de l'ombre. Je me souviens d'une autre Musique. Et c'est pour Elle que je me tais.

Dans la foule aux visages denses, ce soir un rire trouble le silence. Différent. Une femme brûle telle une torche. Légère sur son bûcher funéraire. Sa présence colore et contamine l'espace. Tout en elle invite à la vie. Et étrangement à la mort aussi. Trop ardente pour être étreinte. Envieux, je la suis des yeux.

Son énergie me cale un peu plus dans l'ombre du coin, qui me soutient. Pourvu qu'elle ne vienne pas ! Elle me regarde, me sourit. Puis s'éloigne. Mais quelque chose en moi ce soir s'est ému...


 

UN SEUL ÊTRE POUR DEUX VIES
(Par Loris)


Un seul Être pour deux Vies.
Deux Vies partagées dans la conscience de l’Unité de l’Être.
Par milliers des Signes l’avaient annoncé, le Ciel s’était ligué,
Et en Lui-même, un jour Il se retrouva...

Elle...
En exilée, elle portait sa conscience,
Dans ce monde étranger,
Prisonnière,
Enfermée dans ses mémoires infinies.
Elle contenait tant d’Amour
Elle était l’Amour.
Nul ne l’a reconnue
Au cœur de cette jungle profonde,
Ce monde d’animaux ignorants,
Oublieux de leur nature.
Dieu quelle souffrance !
Rebelle, elle l’était,
Un feu en vérité,
Alors, elle brûla,
Brûla sa vie
Brûla sa peau
Mais elle était l’Amour
Et c’est sa flamme qu’elle exhala,
Le feu de la Vie
Pur, unique, éclairant l’Éternel.

Lui...
Résigné, il accédait à la conscience,
Dans ce monde étranger,
Prisonnier,
Enfermé en lui-même, coupé de l’infini.
Il n’avait pas d’Amour,
On l’entoura d’Amour,
Mais personne ne le reconnaissait.
Il était Eau
Alors il patienta,
Il observa le monde autour de lui,
Il ne le comprit pas...

          

Haoma