" CONNAIS-TOI TOI-MÊME ! "


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" Pour ceux qui n'auraient pas lu cette Chronique depuis le début, nous tenons à préciser que le choix d'images décalées et burlesques est voulu. Ce site nous ressemble. De nature enjouée, nous pensons que la Voie est dans la Joie et non l'austérité. Rire de son vécu ne signifie pas le méjuger. Et rire de soi est tout de même plus agréable et plus juste que de se prendre pour un grand Mamamouchi ! "

Aller à la rencontre de ce que nous sommes, une fois le jeu de dupe de cette Matrice démasqué, nécessite selon notre expérience une seule et unique chose, d'où découlera inévitablement tout le reste. Un peu comme un château de cartes. Lorsque l'une d'elles est ôtée, toutes les autres s'écroulent. Que sont donc nos vies, sinon ces châteaux de cartes ? Avons-nous jamais eu la main ? Qui a la donne ? Et comment sortir du Jeu (je) ? Grâce au Joker, ce bouffon qui de nous se rit ? Est-il celui qui, semant la zizanie dans la partie, nous permet finalement d'en sortir, étant lui-même hors-jeu (je) ? Ne serait-il qu'un autre visage du Fol, la dernière lame sans chiffre du Tarot à qui il ressemble étrangement ? Et ne sommes-nous pas ce Bateleur (1er arcane du Tarot nommé aussi L'Illusionniste !) devant intégrer puis dépasser ses 21 parts archétypales (les 21 lames du Tarot) afin de devenir le Mat, ce voyageur libre comme l'air semblant fou aux yeux du monde ? Nous ne pouvons sortir du cadre - de la Matrice - qu'en l'ayant expérimenté. Encore faut-il connaître son existence ! C'est bien ce à quoi s'attelle le Bateleur, qui n'éprouve les forces et les faiblesses de chaque arcane que pour s'en affranchir. Et se libérant de lui-même, il se libère du Monde-Matrice !

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                                      Le Joker                                                                        Le Mat


Notre expérimentation personnelle est bien celle du Bateleur en marche vers le Mat. Cet autre lui-même, plus libre et plus léger, mais qu'il devra là aussi dépasser ! Car le Fol n'est encore qu'une énième image, énième représentation du cadre. Un jour, l'amorce d'une nouvelle fréquence nous fait entrevoir l'au delà de toute image, de tout cadre, de toute idée. Ce n'est qu'une fulgurance, mais elle prend place, s'insinue et contamine peu à peu tout l'espace. Il n'y a alors plus d'histoire et plus personne pour s'en raconter ! Reste ce que l'on nomme La Vie, cet Indicible Sens et Elan de toute chose dans tous les Univers. Vivre ce grand écart - notre condition d'humains, si malhabiles et encore en gestation, et cette incroyable fréquence qui prend corps - n'est pas chose aisée. Pourtant. Cela aussi change. Et c'est si simple ! C'est comme faire un pas de côté, sortir de ses empreintes pour voir tout autre chose et tout autrement. Comment cet état d'être si évident et inévitable peut-il se vivre si difficilement ? C'est simplement une histoire de conditionnement. Une histoire tout court. Il est grand temps, comme le Mat, de sortir du Jeu (Je). Mais sommes-nous prêts à tout abandonner ? A tout laisser ? Car tout, absolument tout sera laissé ! Et tout, absolument tout changera ! C'est là qu'est la limite, la seule limite, et elle est nôtre. Chacun joue sa partie comme il le veut ou comme il le peut...

Quelle est donc cette unique chose, amorce d'un futur changement et d'une promise liberté ? Ce grain de poussière qui à lui seul mettra à mal tout ce rouage millénaire, ce broyage tentaculaire dont nous sommes les victimes consentantes parce qu'ignorantes ? C'est l'abandon de toutes les références connues de ce monde, afin d'embrasser une tout autre expérimentation de la conscience et de l'Être. Ces références ne sont que des idées émises - originellement par d'autres que nous - nous servant de base afin d'appréhender soi-même et le monde. Mais ce ne sont que des idées ! Et elles ont pris corps, sont devenues notre réalité et nous y croyons dur comme fer ! Ainsi va donc le monde dans une pseudo-réalité que nous ne remettons plus en doute. Mais d'où nous viennent ces références ? A quoi peuvent-elles nous servir ? Fabriquent-elles notre réalité ou notre prison ? Comment et pourquoi s'attaquer à une telle besogne ? Et où cela peut-il donc nous mener ?

 

LIBERTÉ, LIBERTÉ CHÉRIE !



La notion de libre-arbitre n'est encore qu'une idée fabriquée par la Matrice, afin de nous faire croire en une pseudo-liberté qui nous maintiendra bien gentiment à la place que nous sommes sensés avoir : celle du bon mouton mangeant son bon foin (OGM !) avant de finir dans l'assiette de ses bons prédateurs. Non, nous ne sommes pas libres dans ce monde ! Du moins jusqu'au changement de fréquence personnelle. Et même là, en tant qu'êtres incarnés, nous ne le sommes pas. Je parle ici du sens que nous donnons au mot liberté, qui n'existe au fond que parce que nous sommes prisonniers. Lorsque le concept de prison s'efface, celui de la liberté perd tout entendement ! Mais il faut pour cela sortir de la dualité de cette troisième dimension, où tout est fait pour nous y maintenir. Nos dictionnaires regorgent de définitions préétablies, nos livres d'histoire et même nos livres dits saints sont incontestables. Mais qui en sont les auteurs ? Sur quoi se basent-ils ? Et quels sont leurs véritables motifs ? Qui ose remettre en question une affaire, plus que séculaire, qui roule pour le plus grand bien de quelques uns ? Sachant que la plupart des empêcheurs de tourner en rond ont étrangement passé l'arme à gauche ! Quant aux autres, s'ils n'ont pas été totalement discrédités, ils coulent sans doute des jours pas trop heureux dans quelques asiles ou no man's land !

Oui, nos vies ne sont qu'une lente et profonde domestication. Et cela commence à se savoir. L'Ombre ne se cache plus, elle révèle sa face sombre, comme une injure, un défi. Et nombre d'entre nous clament haut et fort cette supercherie diabolique. Nous enfonçons donc une porte déjà ouverte. Mais avons-nous tout vu ? Sommes-nous allés jusqu'au bout de la mystification ? Car le piège est là : s'arrêter en chemin pensant avoir tout vu et tout compris, alors que pas une miette de ce que nous sommes et de ce qu'est ce monde n'est imposture ! Bien sûr que nous ne sommes pas libres ! Libres de penser ? Non seulement ce fait s'avère dans cette société de plus en plus critique, mais nos pensées ont été sournoisement induites. Virus inoculés depuis notre naissance, telles des usines de croyances nous éloignant de nous-mêmes et donc de la Vie. Libres d'aimer ? Selon la norme de la séante et bonne pensante société ! Mais quand nous la transgressons, pas loin est le coup de bâton ! D'ailleurs, que savons-nous du sens de l'amour si ce n'est ce que l'on nous a inculqué : marcher derrière nos pairs ? Sommes-nous libres d'agir ? Quand ce monde nous le permet - et cette permissivité se restreint fortissimo ! - nos actes ne sont que le produit inconscient de nos croyances. Et lorsqu'enfin nous sortons du cadre pour vivre selon sa conscience, écouter sa voix intérieure, est-on aussi libre que l'on croit ? Ou suit-on un scénario déjà écrit, dont l'Être serait le réalisateur sous la houlette d'un tout autre Maître d'Œuvre, dont nous ne savons là encore absolument rien ?


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Loris et moi n'avons jamais rien entendu au libre-arbitre. Nous ne nous sommes jamais sentis libres. Jamais ! Et encore moins maintenant ! Nos vies continuent de se tisser, de plus en plus sans "nous" et d'une tout autre façon. Nous étions nous aussi, et forcément, conduits par nos croyances. Personnages limités dans un Monde-Matrice limité. Mais nous avons ouvert grand les yeux et avons commencé la longue et douloureuse quête de déstructuration. Sous la houlette d'un autre Regard. Neutre, sans jugement ni émotion. Bien sûr, la quête n'est pas terminée. Mais début et fin n'ont plus aucun sens, car tout perd sens désormais. Les idées vont et viennent toujours - le mental est une machine perpétuelle - mais nous ne les habitons plus, ou de moins en moins. Elles font leur vie, c'est leur histoire, pas la nôtre. Nous avons réalisé que nous ne maîtrisions rien, "ô vanité des vanités !". Nous ne désirons rien, nous sommes désirés ! Nous ne pensons rien, nous sommes pensés ! La seule chose que nous ayons eu à faire - ou plutôt à expérimenter - afin de laisser place au Regard, était l'ouverture : ce don total de soi qui ne peut s'effectuer que par la pleine confiance en la Vie. Et c'est tout ! Tout a découlé de cela, absolument tout ! Nos résistances humaines - nées d'idées qui, s'incarnant, deviennent croyances - ne faisant que retarder et rendre plus difficile le processus inévitable des mutations nécessaires et indispensables à notre participation au grand Jeu de Création.

 

LE FAMEUX TRAVAIL SUR SOI !


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Il y a des années de cela, la plupart d'entre nous mandatés pour ce Passage se mirent à penser que le seul moyen de vivre plus en conscience était d'effectuer un long et pénible travail de dépouillement et de compréhension de leurs fonctionnements. Depuis la donne a changé, car le monde que nous connaissions n'est plus. Ebranlé par de nouvelles vibrations, il se métamorphose et tout ce que nous savions ou croyions n'a plus court. Nous devons changer - et nous sommes en train de le faire - mais tous les outils qui étaient nôtres n'ont plus guère de valeur aujourd'hui qu'un vieux bout de silex pour faire du feu à qui possède une gazinière ! Cette notion fut pour nous essentielle afin d'accéder et vivre dans cette nouvelle fréquence, dont la Terre est en train d'accoucher. Nous subissons tous actuellement les affres de ses contractions, présidant à cette future révolution annoncée depuis longtemps par tant de prophéties. Le moment tant attendu est arrivé. Et nous sommes tous là à cette fin, suivant notre mandat, dans l'exaltante joie d'accomplir le but de toutes nos incarnations !

Beaucoup d'entre nous ont cru pendant longtemps qu'ils n'étaient pas prêts. Subissant malgré nous les affres du conditionnement de la Matrice. Et nous nous sommes attelés à un travail intérieur éprouvant, mais dont l'étalon participait de cette même Matrice. Non pas que cela était inutile, sans nul doute nous fallait-il nettoyer maintes scories. Mais l'idée de base était fausse ! Le principe même de ce cheminement - tant encore couru dans certains milieux - tendait simplement à nous fourvoyer, afin de nous faire rejoindre la masse hébétée des bienheureux pensant trouver des clefs. Mais fournies par qui, si ce n'est la Matrice ? Comment passer en 4ème Dimension avec des clefs n'ouvrant que des portes de 3ème Dimension ? La réalité est bien ailleurs, mais cette voie sans issue - qui peut nous faire passer d'un stage à l'autre toute notre existence - a contaminé notre monde. Et presque tous l'ont suivie ! Et presque tous l'ont crue ! A un moment ou à un autre. Nous n'avions pas à apprendre à nous spiritualiser, mais à nous incarner ! Nous devions apprendre à vivre dans ce monde, incompréhensible et effrayant, sans nous y perdre.

Ce qui incombait aux différentes Races venues aider à ce Passage, Serviteurs du Plan et Porteurs du Ki-ris-ti, était tout autre. Nous étions déjà tous prêts ! Nous savions déjà tous notre mandat ! Quelque part au fond de nous, nous le savions, nous le pressentions et nous en avons souffert, car ce monde lui n'était pas prêt. Quelle était donc notre part de chemin, dans l'attente du grand basculement ? Nous avions seulement à nous adapter à ce monde ! Et du mieux que nous le pouvions, tout en tentant de ne pas rester englués dans ses filets, où nous sommes parfois tombés ! Ô Babylone, comme nous avons du en apprendre tes codes afin d'y survivre ! Et ce ne fut pas sans mal, nous pouvons tous témoigner de cela ! Nous avons du apprendre à "séparer le bon grain de l'ivraie" dans cette jungle sans foi ni loi ; et savoir "rendre à César ce qui est à César", c'est à dire garder ce qui nous était propre tout en rendant à l'autre sa part. Et ce fut déchirant de ne pouvoir porter ces autres souffrant, nous pour qui limite et séparativité n'ont ni sens ni réalité. Nous avions l'âme tant chargée de fruits et si offertes nos mains, qu'elles furent souvent repoussées. Et ils se retournèrent contre nous...

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Ce monde n'était pas prêt et nous dûmes attendre, souvent dans l'incompréhension, les sarcasmes, les attaques en tout genre et les jugements. Nous comprîmes alors qu'ils nous fallait passer incognito, il en allait quelquefois de notre vie, et beaucoup d'entre nous baissèrent la tête pour vivre dans le fief de la Bête. Dans ce laborieux et pénible apprentissage d'incarnation vinrent poisser nos ailes maintes idées, habitudes, croyances et injonctions de ce monde, dont il fallut nous défaire. Somme toute, ce qui était vital pour chacun de nous était de vivre dans ce monde sans s'y fourvoyer, puisqu'à l'évidence nous n'étions pas de ce monde. Il nous était tout autant essentiel de garder vaillante, contre vents et marées, la Flamme qui nous anime. Ce Feu de Vie qui parle un autre Langage, qui porte une autre Vision, qui aime d'un autre Amour ! Ce Feu qui tant dérange, parce qu'inconnaissable, insaisissable, brûlant toutes les limites, embrassant tous les horizons ! Et bien sûr la Flamme a vacillé, si forts les vents étaient ! Et parfois même, nous avons cru qu'elle s'était éteinte. Et quand bien même, il nous restait toujours des braises, et nous avons su souffler dessus pour voir non pas un Feu, mais un Brasier se rallumer ! Ô mes Frères, combien courageux nous fûmes !

Certes, nous n'étions pas adaptés à ce monde, n'étions pas configurés de la même façon ! Nous portions d'autres rêves, d'Infini. Nous nous souvenions d'autres parfums, d'Absolu. Et nombre d'entre nous, réalisant ce monde barbare, rêvaient leur retour. Pendant que nombre d'entre eux, emplis de bonnes intentions - et pour le pire nos proches - parce qu'incarnés d'une tout autre façon, croyaient vraiment que leur forme était la meilleure. Et sans nul doute avaient-ils raison, car cela correspondait parfaitement au monde établi. Alors nous fûmes nombreux à finir par le croire. Un certain temps. D'ailleurs, ils étaient si nombreux. Et comme en confirmation de leur assurance, ceux-là étaient en général bien établis dans la vie. Alors que pour la plupart d'entre nous, réussir professionnellement ou socialement selon notre conscience était une vraie gageure. Nous pataugions entre deux mondes, entre deux modes d'être. Tant et si bien que l'on nous reprocha de n'être point ou trop peu incarnés. C'en est comique, nous sommes tous bel et bien incarnés ! Si nous étions désincarnés, nous serions morts ! C'est juste une question de bon sens, mais les rumeurs sont contagieuses et la masse de croyants influente. Tout ce que nous avons reçu n'était là encore que croyance et projection. Il y a autant de formes d'incarnation qu'il y a d'êtres, chacune particulière, unique. Et chaque forme doit sa qualité spécifique à la fréquence que l'être est seul apte à émettre. Ce ne sont, somme toute, que d'énièmes tentatives de manipulation de l'Ombre - souvent à l'insu des expéditeurs - pour nous faire dévier de notre chemin. Il en reste, au final et pour tous, un bon apprentissage ! Ah quel fameux scénario !

Il n'est plus temps de travailler sur nous avec d'anciens outils, mais d'expérimenter tout autre chose et d'ôter de nos pensées cette croyance par trop enracinée. Nous sommes prêts ! Et depuis longtemps déjà ! Nous n'étions là que pour ça, pour cette heure, cet instant, ce basculement tant attendu. Alors quoi ? Cessons de nous agiter en tout sens et soyons juste ce que nous sommes. Car ce qui s'installe passe par nous. De quoi avons-nous besoin ? Simplement d'abandonner ces références et elles sont pléthore ! Prenons la notion de difficulté par exemple, que nous connaissons tous fort bien ! On nous assomme depuis notre naissance de cette croyance, que rien ne s'obtient sans effort ni souffrance ! Et que le meilleur reste à venir, mais pas de suite, peut-être même dans une autre vie, car ici va falloir peiner ! Le langage de la Matrice, ou de la troisième dimension, est le langage de la prison. Tout est fait pour nous endormir, nous assommer, nous perdre et enfin souffrir beaucoup, au bénéfice de nos frères prédateurs dont c'est la nourriture vitale. Mais c'est un leurre. Au même titre que la mouche au bout de l'hameçon du pécheur. Et la pèche est bonne. Hélas bien trop bonne !

 

MAIS QUI SOMMES-NOUS ?


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Ce qui nous maintient dans la difficulté d'être est la croyance de ce que nous sommes. Ou plutôt l'oubli de ce que nous sommes véritablement. Tant que nous nous croirons être cet individu, si fragile au sein de cet impitoyable monde, effectivement le chemin sera périlleux. Car il nous sera donné selon notre foi. Et la chair est faible, vulnérable et périssable, dans une société rude, aux pièges nombreux et sournois pour nos sensibilités fines et délicates. Alors quoi ? Devons-nous fermer les yeux et ne regarder que le beau ? Penser que tout est Lumière ? Peut-être dans l'absolu. Mais nous ne sommes pas dans l'absolu, nous sommes ici, bien incarnés, à devoir faire notre part dans ce monde sombre et ignorant. Bien sûr que tout est à sa place juste, comme nous le sommes à chaque instant. Mais cela ne revient pas à dire qu'il faille vivre les yeux fermés, ou détournés, de ce qui se passe réellement dans les coulisses de notre monde. La connaissance libère et c'est un fait. Voir, savoir ce qui s'y trame, mais en aucun cas l'alimenter d'une quelconque façon. Car tant que nous prendrons parti pour l'un des côtés, qu'il soit Ombre ou Lumière, nous participerons à l'aliénation de la dualité, au plus grand profit des Maîtres de l'Ombre dont c'est le jeu favori.

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Nous devons nous établir dans une voie neutre, un état d'être simplement présent à sa fréquence, dans l'ici-et-maintenant, qui voit clair mais ne participe pas à la bataille. Au déchainement actuel des énergies perturbatrices. Nous ne sommes pas là pour nous battre ! Que cela soit avec l'autre ou avec nous-mêmes. Nous sommes des effluves de Vie portant la fréquence particulière, unique et essentielle, dont ce Nouveau Monde a besoin pour naître. La seule chose que nous ayons à faire est de l'exhaler au plus près de son essence. Nos existences sont naturellement agissantes et essaimantes. Rendons-nous compte à quel point nos présences affectent tout espace dans lequel elles se trouvent ! Rendons-nous compte à quel point nos paroles agissent - tels de bien jolis virus extrêmement contagieux, souvent virulents, guérisseurs ou infectieux - selon la fréquence qu'elles émettent ! Tout en nous (nous) sert ou dessert, et là est la responsabilité de chacun.

Alors, qui ou que sommes-nous véritablement ? Et comment obtenir cette confiance en la Vie, qui semble tant nous malmener et qui est pourtant la clef de l'ouverture à tous les possibles ? Qualité si difficile pour les humains que nous incarnons, n'ayant même pas ou si peu confiance en nous ! La connaissance de soi et la confiance en la Vie sont toutes deux si inextricablement liées, que nous ne pouvons dire quelle est celle qui découle de l'autre. Si l'une est atteinte, l'autre l'est inévitablement, sans aucune priorité de l'une sur l'autre. Si nous intégrons ce que nous sommes, notre confiance en la Vie s'établira au même instant. Mais ce qui s'établit en vérité est bien au-delà de la confiance, qui n'est qu'un mot vide de sens, la confiance n'existant que par rapport à la défiance. C'est ainsi qu'en tant qu'humain, on nous enseigne à appréhender l'existence : de manière duelle. Ce qui s'installe là est de l'ordre de l'évidence. Comme le fait de respirer. On ne se pose pas de question, c'est. Si, par contre, nous nous abandonnons en toute confiance à la Vie, celle-ci nous offrira la révélation du sens véritable de notre existence. Et dans les deux cas, nous serons éblouis, comblés et à jamais transformés !

Ce rappel de notre essence, ou fréquence, nous en avons maintes traces dans notre incarnation. Tels les cailloux du Petit Poucet, il jalonne notre route tout au long du chemin que nous suivons. Ces petits coups de pouce sont le fil d'Ariane de la Mémoire portée par l'Être. Mais si nous le percevons, bien peu nous le croyons tant cela semble extraordinaire ! On nous a tant appris que la réalité est ainsi - celle-ci et pas une autre ! - et que nous sommes ces individus là, si pleins de défauts, qu'il est difficile d'accepter une tout autre réalité et une tout autre êtreté. Sans orgueil ni humilité. Et si au fond de nous cela dit oui, cela se reconnaît, cela parle, le doute est là et il bâillonne l'appel. Ce doute est la conséquence de notre domestication ! Il a fini par prendre chair face aux injonctions répétées et bien calculées de la Matrice. Et il est d'autant plus fort que la Mémoire prend place. Car la réalité de ce que nous sommes et l'histoire réelle de ce monde sont bien au-delà de tout ce que nous avons appris. D'où la nécessité sine qua non de se défaire d'absolument tous les critères humains connus ! Et de sortir du cadre...

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Pour que l'inimaginable, l'inconcevable, l'éblouissement nous saisissent, il est nécessaire de s'abandonner, sachant que la Vie ne veut que notre bien ! Mais avant de pousser la porte de l'abandon, nous pousserons la porte de la peur, cet ennemi public numéro Un ! Elle n'est en fait que méconnaissance. Si nous l'accueillons, la regardons droit dans les yeux, nous nous rendons compte de son inconsistance. Car elle n'a aucune réalité, si ce n'est celle qu'on lui donne. Si nous ne l'abordons plus tel un ennemi, mais un enseignant, elle deviendra alors tremplin. Car elle est notre Gardien du Seuil et notre Initiateur. ElIe est ce sas à franchir, ce grand saut dans le vide abyssal de l'inconnu, ce voile à lever pour découvrir l'impensable. Toute peur est - et ouvre - une porte. Il dépendra donc de notre attitude, que cette porte débouche sur un énième enfer illusoire ou sur une nouvelle liberté. Lorsqu'enfin nous franchissons ce terrible seuil - et nous le franchirons autant de fois que nécessaire - nous comprenons que jamais nous n'avons rien risqué en vérité ! Tout n'était qu'illusion, réalité virtuelle mise en place par la Matrice, mais dont nous pouvons sortir à tout instant et sans effort. Alors. Dans un sursaut d'audace ou de folie. En belles âmes téméraires que nous sommes. Nous nous ouvrons un jour à ce quelque chose. Qui appelle depuis si longtemps ! Qui pousse si fort ! Qui veut naître ! Qui est déjà né ! On laisse ce flot couler de soi, sans le qualifier ni le comprendre. On accepte enfin d'être surpris et emporté. Et tout le reste vient. Et pour le restant de nos jours, nous sommes et resterons émerveillés !

 

COMMENT FAIRE CONFIANCE ?


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La confiance en la Vie - ou en Soi, en l'Être, c'est la même chose - a là aussi pour prérequis indispensable l'abandon de toute référence. Mais comment donc acquérir cette confiance ? Comment arriver à cet abandon, alors que nous n'avons eu de cesse toute notre vie d'apprendre le contraire : se battre, lutter, dominer, maîtriser, contrôler ? Fournir tant d'efforts au sein d'un monde totalement insécure, dont la seule finalité, au bout du compte, est un trépas bel et bien assuré ! Tant d'énergie dépensée, épuisante et souffrante, dont nous ignorons qu'elle n'est induite que pour servir de nourriture à nos frères prédateurs, maîtres de l'Ombre. Comment faire confiance à la Vie, alors que nous sommes seuls, trahis, abandonnés, souffrants, ruinés, si malmenés ? Mais quelle est donc cette Vie et quel en est son sens ? Et qu'avons nous fait pour en arriver là ? Nous nous sommes simplement oubliés ou, disons-le nettement, tout a été fait - et bien fait depuis des millénaires ! - pour nous maintenir dans cet oubli. Ce bienheureux et hypnotique sommeil ! Mais tout cela se termine. Même si la bataille semble encore faire rage en ce monde, elle est déjà perdue pour nos frères de l'Ombre. Parce que se lèvent, aux quatre coins du monde, ceux-là qui ne participent plus au jeu et le dénoncent. Et ils le savent, d'où ce déchainement actuel sur Terre : derniers soubresauts où les maîtres du Pouvoir Sombre jouent leur va-tout. La peur a bel et bien changé de camp !

Selon nous, la voie de la confiance se base sur l'intégration de Ce que nous sommes, et non pas de Qui nous sommes. Il nous faut laisser l'individu à la place qui lui échoit : celle d'un mécanisme aux rouages complexes, tel un ordinateur pourvu d'habit de chair, bien pensé et opérationnel, contenant la puce-mémoire multidimensionnelle nécessaire au bon fonctionnement du tout. Nous avons macéré depuis trop longtemps dans l'observation sans fin du mécanisme, de la chair, puis de la puce mémorielle, afin d'en appréhender le moindre frisson. Et où en sommes-nous ? Que cela nous a-t-il apporté, si ce n'est un peu plus d'eau au moulin mental ? La réalité est ailleurs. Il nous faut aller au-delà, et bien plus loin encore, au plus loin que nos sens en soient capables ! Braver l'impossible ! Expérimenter l'inconcevable ! Se risquer pour atteindre l'inaccessible ! Oser ! Sans cesse ! Mais l'élan reste lettre morte et nous laissons cette part aux bienheureux élus, aux bénis illuminés, grands sages et canonisés. Mythe de l'élu et du saint ! Enième moyen sournois de nous faire croire qu'eux seuls peuvent accéder à l'état de Grâce. Pour les autres, faudra attendre le Paradis ! Quelle meilleure façon de nous maintenir en état d'immobilité, que nous faire croire en cette limite ? Il n'y a ni saint ni élu, ni dieu ni diable ! Fables que cela ! Mensonges ! Matrice ! Oublions tout !

Alexa Brunet

Si une chose est à faire - mais ce n'est point une action, juste un Regard, une attention, un état d'être - c'est de se déprogrammer de tout notre système de croyances, qui n'est qu'un logiciel de domestication visant à faire de nous des esclaves bien serviles et ignorants. Bref, de la nourriture pour les prédateurs - que nous sommes aussi ! - au même titre que nos frères animaux le sont pour nous. C'est la même chose ! Et quelque part, ce programme devait bien être nécessaire à notre intégration en ce monde, mais il est temps d'ôter cette gangue qui cache au monde notre Lumière et d'offrir la fréquence que nous représentons. Le temps est venu d'effacer totalement du tableau noir notre supposée identité. Et quoi mettre à la place ? Car il faut bien y mettre quelque chose, la Loi de l'Univers voulant que tout vide soit aussitôt rempli. Alors autant le faire nous-mêmes, en pleine conscience, plutôt que de se laisser encore manipuler ou porter par des courants si peu bien intentionnés ! Nous y avons mis, pour notre part, ce ressenti profond comme une évidence, que nous n'avons pas d'existence réelle en tant que forme identitaire, même si ce quelque chose que nous sommes vit moult expériences simultanées dans moult mondes et univers. Ce quelque chose que nous sommes est une fréquence unique et particulière émise par la Vie qui, se fragmentant et se multipliant à l'infini, s'expérimente à travers notre forme, notre couleur, notre parfum. Nous sommes des émanations plurielles de la Vie-Une !

La rencontre, même infime, de cette inexprimable vastitude qu'est la Vie, nous apprend à L'écouter, Lui laisser place, s'effacer face à Elle, ou plutôt à effacer ce faux moi, ce faux je, notre prison à tous. Alors on s'émerveille, de rien, de tout, sans cesse, comme ces enfants que nous fûmes découvrant le monde ! Et on souffre encore, de ce même rien, de ce même tout ! Et on tombe encore, oui on chute si maladroitement ! Mais on se relève, sans cesse ! Oui on se relève, si fièrement ! Et tous ces instants, lourds ou légers, ces bonheurs comme ces épreuves, on leur ouvre grand les bras ! Parce que c'est la Vie que nous accueillons à travers tout cela ! Comme à travers tous les visages de tous ces autres nous, ces frères, ces sœurs, "bénis" ou "égarés" comme nos pas. Oui nous avons chuté et nous chutons encore. Tout comme ceux-là qu'il est si facile de condamner, parce que leur vie nous semble faire injure à cette humanité. Mais nous ne jugeons plus de rien, nous apprenons tous à marcher au sein de ce monde vacillant, où la terre tremble sans cesse sous nos pas et creuse les tombes de nos aveuglements.



C'est la Vie qui se déploie, se cherche, se perd, se trouve, s'expérimente sans fin dans le jeu de son infinie et foisonnante création ! Alors. Comment ne pas l'Aimer ? Comment ne pas s'Aimer et Aimer chacun, puisque nous sommes tous Elle ? Mais nous parlons ici d'un autre Amour, qui n'est ni émotion ni même sensation, juste un état qui se dévoile subrepticement. Dès que cela s'insinue dans nos vies, plus rien n'a d'importance et tout est important, puisque tout est Vie ! Alors. Petit à petit ou en un instant, comme en un saut quantique, s'évanouissent et disparaissent de notre état d'être, l'une après l'autre ou par paquets, toutes nos prisons fictives : peur, doute, culpabilité, orgueil etc. Et nous commençons - car nous commençons juste - à vivre un état d'être qui s'apparente à la liberté ou la plénitude, mais qui est tout autre chose car encore inconnu de nous et sans référence mentale. Et cela se fait par fulgurance. Ça va, ça vient, et on voudrait tant le retenir ! Mais ça s'effiloche, comme un rêve au matin. Pourtant ça s'incarne, presque malgré nous, fulgurance après fulgurance. Et cela transforme notre vie. Et cela nous contamine, jusque dans nos moindres interstices.

Il nous incombe, dans cette œuvre alchimique, de rester fluide afin de laisser cette fréquence de Vie - que nous représentons - être ce qu'elle désire être, là où elle le désire et de la façon dont elle le désire. Nous n'avons pas à intervenir, juste être présent et à l'écoute. Petits vermisseaux que nous sommes, pensant tout saisir et tout savoir de ce qui nous est totalement hors de portée ! In fine, de cet état d'être émerge une confiance totale et absolue en la Vie ! Confiance à cultiver néanmoins car nos programmations, bien engrammées et depuis si longtemps, ne tardent pas à réagir et à ruer tels des chevaux sauvages devant le précipice, le grand saut ! Bien qu'humainement inconfortable, cet affolement est de bon augure ! Lorsque le "diable" en nous se déchaîne, c'est que la peur a changé de camp ! Et franchement, nous la lui laissons de bon cœur !

Alors. Lorsque l'épuisement, le découragement ou la lassitude de tourner en rond dans nos "pas bien jolis dossiers" nous gagne, soyons en joie ! Car tout cela n'est que bulles de savon ! Et plus cela se déchaîne et nous entraîne, plus Ce que nous sommes gagne du terrain en vérité ! Et nous sommes nombreux à pouvoir témoigner des merveilles qui nous sont données à vivre, lorsque nous laissons une infime part de cette Vie s'exprimer à travers nous. Malgré ça, la plupart du temps, nous tentons de la maîtriser, pensant que cela est indispensable. Face à un monde si destructeur, on doit survivre ! On doit se battre ! On doit, on doit, on doit ! Mais nous avons tout faux ! Il est grand temps de nous réveiller ! Oublier ce nous, qui n'est qu'un hologramme, un programme, pour trouver la Vie que nous sommes réellement ! Et ce monde continuera sa danse, et "bon" et "mauvais" continueront de croiser nos chemins. Mais nous aurons changé et tout cela n'aura plus aucune importance !

 

LA PLUS GRANDE DES AVENTURES !


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La plus grande aventure, le plus fol voyage est intérieur. Et tant qu'il ne sera pas entrepris, tel un apostolat, en première position et importance, aussi vital que l'air ou le sang pour notre corps, rien ne changera jamais et notre aliénation restera vivante et constante. La houle est forte et les vents plus violents que jamais en ce temps d'Apocalypsis ("Révélation" en Grec ancien). Notre Terre, ce joyau de la Galaxie, vit elle aussi les affres de son enfantement et, dans ses contractions, nous secoue, nous réveille de notre endormissement. Cette Mère, qui nous porte et nous nourrit, nous éduque aussi, tel un miroir de nos propres tsunamis et champs de bataille intérieurs. Non le temps n'est pas au beau ! La nuit est sombre et malade, mais il faut bien qu'elle se révèle en chacun de nous, afin que puisse se lever l'Aube d'un nouvel état d'être.

Plus que jamais la vigilance est de mise, avec pour unique guide sa fréquence, ce quelque chose de profond et d'irrationnel qui vous fera aller là, dire cela, lire cela, faire cela. Ou pas. Et sans doute y serez-vous seul ! Et sans doute vos proches n'y comprendront rien, ni vous non plus d'ailleurs ! Et sans doute devrez-vous arpenter un chemin non encore foulé. Aucune empreinte pour vous guider, aucune référence pour vous rassurer, aucune aide pour vous conforter ! Tel l'Ermite (Arcane 9 du Tarot), la lampe de sa fréquence à la main, vous éclairerez seul ce nouveau chemin. Car enfin, c'est cela que nous expérimentons de gré ou de force, le Nouveau ! Ce Nouveau Monde est bien là ! Il est en nous ! Tout au bout de nos lanternes intérieures, sur ces nouveaux chemins, ces nouveaux états d'être dont nous accouchons si douloureusement et si seuls ! Oui le Nouveau est Là, et la faille se creuse entre l'ancien monde (et mode d'être) et ce quelque chose d'autre de si nouveau, que nous ne pouvons que l'effleurer dans des fulgurances de Grâce, des éclairs de Cela !

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Qu'est donc ce Monde, si ce n'est le fruit d’une Vie qui ne cesse de s’inventer devant nos yeux de jolies taupes bien aveugles ? Et si un instant nous oubliions le Ciel et ses étoiles, par trop lointains, brillants, inaccessibles, pour tourner notre regard sur ce qui est là, juste devant nous, jusqu'à l'infiniment petit ? Si près, sans doute moins brillant, mais bien accessible ! Alors peut-être verrons-nous l'extraordinaire perfection de cette Vie, à travers les pétales d'une fleur, les ailes d'un papillon et l'incroyable poussée d'un germe bravant la roche et mille prédateurs, afin de ne vivre qu'une heure parfois, écrasé par trop de pas inconscients ! A force de rêver sa vie et ses lendemains, de prévoir nos futures heures, d'espérer nos hypothétiques bonheurs, de programmer les futurs stages qui nous éveilleront, alors que nous avons le nez dans les étoiles, nous passons à côté de la Vie qui est là. Juste là ! Maintenant !

Nous avons été si bien programmés à regarder ailleurs, afin de mieux nous y perdre, que cet ailleurs nous a enchaînés. Nous ne sommes pas ! Nous nous envisageons. Nous nous imaginons. Pourtant. Nous sommes bien le Bateleur, ce prestidigitateur qui a toutes les cartes en mains. Cet alchimiste qui, cheminant tout au creux de son athanor, devient l'Ermite, ce sage solitaire et éclairé. Puis un jour - un jour enfin ! - voilà le Mat, l'arcane sans chiffre et donc hors jeu ! Enfin plus de "je" ! Nous sommes en passe de devenir ce Fol, cet équilibriste sur le fil des Mondes, stable dans son instabilité, Maître du paradoxe, jongleur de l’Éternel et de l’Éphémère, Prince d’un Royaume sans nom, sans mot, sans image et sans espoir. Vide comme le plein. Plein comme le vide. Et seul. Et oublieux. Alors nous serons libres - oui ! - et le dieu des Hommes sera mort ! Je vous l’affirme, seuls Maîtres à bord jusqu’à l’infime ! Plus de murs ni de soutien, jamais ! Seul cet abyssal espace de liberté et de possibilités...

Tout est encore à inventer !