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" Pour ceux qui n'auraient pas lu cette Chronique depuis le début, nous tenons à préciser que le choix d'images décalées et burlesques est voulu. Ce site nous ressemble. De nature enjouée, nous pensons que la Voie est dans la Joie et non l'austérité. Rire de son vécu ne signifie pas le méjuger. Et rire de soi est tout de même plus agréable et plus juste que de se prendre pour un grand Mamamouchi ! "

Le passage, voilà le mot ! Avec sa voie étroite et ses embûches, il mène vers l’autre, l’indicible figure de ce que nous sommes. Nous l’empruntâmes au début avec allégresse - un peu comme les premiers soldats partis pour la Grande Guerre, heureux d’aller crever - précisément le jour de notre établissement dans les Pyrénées. Le temps d’accepter notre condition d’exilés volontaires, le processus initiatique commença à se révéler dans ses différentes dimensions : abandon des représentations (le regard laisse place à la vision), recouvrement de la mémoire, découverte des lignées génétiques et ouverture sur d’autres réalités. Tout cela formait une trame complexe, souvent incompréhensible, mais qui révélerait ses significations au fur et à mesure de l’évolution de nos perceptions. Durant les trois années que dura cette initiation, nous fûmes hermétiquement enfermés dans notre habitation et étroitement accompagnés par la vibration d’Anubis, le "Gardien du passage", le "Maître des clefs", le "Maître initiateur", "Celui qui ouvre les portes" ainsi qu’il nous fut nommé. Mais pourquoi Anubis, alors que Nita et moi ne savions rien de l’Égypte antique, de son panthéon et de ses mystères bien gardés ? C’était sans doute la frontière des représentations connaissables, acceptables par nos personnages à ce stade de leur expérience. Le reste, nous ne le comprendrons en partie que plus tard. L’histoire du temps où les Hommes côtoyaient les Dieux s’imposa ainsi comme une évidence massive, incontournable, une ligne de force de notre expérimentation, qui explique du reste la couleur de notre récit et les multiples références que nous y faisons. Car la vibration d’Anubis ne fut pas la seule. C’était seulement la première d’une longue lignée. Notre initiation débuta donc par la découverte de l’Egypte intérieure, c’est-à-dire la fréquence et la sagesse portées par les Êtres à l’origine de cette humanité.

Tout commença en ce jour du Wésak 2012, neuf mois précisément après notre arrivée dans les Pyrénées. Une succession de visions, aussi vivantes qu'inattendues, nous surprirent fortement tant nous étions bien loin humainement de tout savoir concernant cette époque. Nous n'avions pas non plus de volonté, de désir ou d'attente de quelconques messages ou canalisations. Ce qui suit a été vécu chronologiquement en plusieurs visions, nous semblant décousues de premier abord. Une ouverture venait visiblement de se créer entre ce monde-ci et ce passé-là, dont nous n'étions évidemment pas étrangers et dont nous devions recouvrer la mémoire. Notre long voyage vers nous-mêmes venait de commencer ! Il allait littéralement nous emporter, bien au delà de nos capacités imaginaires, nous demandant l'ouverture nécessaire à la réception de données incompréhensibles. Qui nous dévoileraient peu à peu l'énormité d'une autre réalité, où tout ce que nous croyions n'était que falsification, où tout ce que nous étions devait périr, et où passé présent et futur s'interpénétraient pour se réinventer sans cesse. Mais nous allions devoir payer le prix du passage du savoir à la connaissance, de l'oubli à la mémoire, par l'expérimentation de toutes nos facettes de l'Ombre à la Clarté. Pas une miette de ce nous ne devait y échapper. Ce fut douloureux. Nous chutâmes et nous nous perdîmes maintes fois, pour enfin aborder l'autre face impensable de Ce que nous sommes réellement. Et c'est à l'orée de cet éprouvant et incroyable voyage alchimique, initiatique, que la fréquence éminemment impressionnante de Sabu/Anubis nous apparut...

                                                                                   

SABU ET " L'OEUVRE AU NOIR "


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"Le nom égyptien Sabu (loup) est sans doute tiré de l'association des particules sumériennes SÀ ("être égal", "guider") et BU4 ("lumière"). Le loup Sabu (Anubis) est bien entendu celui qui guide vers la lumière, ainsi que l'ouvreur des portes secrètes des textes égyptiens. Il a justement pour réputation d'être le Gardien de la Duat inférieure (le Gigal), le lieu caché où les pharaons seront plus tard initiés aux grands mystères." (Anton Parks, Les Chroniques du Girkù III, Le réveil du Phénix, éd. Nouvelle Terre, 2010, note bas de p.77.)

C'est bien l'empreinte de Sabu qui nous suivit pas à pas, nous guidant sans nul doute au cœur de nos ténèbres vers le grand Retournement. Cette mise en sarcophage, dont il était le Veilleur, fut notre "Œuvre au Noir" ("Mélanosis" en grec ou "nigredo" en latin, 1ère phase du Grand Œuvre ou Alchimie). Elle dura exactement 40 mois et s'effectua dans une onde de forme marquée par le 8. La Vie nous offrait les premières clefs d'un parcours alchimique dans la Voie Sèche. Dans le Grand Œuvre, nous trouvons deux voies : la Voie Humide (dite Voie Riche ou Voie Longue et honorable) et la Voie Sèche (dite Voie Pauvre ou Voie Courte et accessible aux simples d'esprits). La Voie sèche, "c’est la terre et la voie des pauvres, des simples et des modestes, de ceux que la nature émerveille jusqu’en ses plus humbles manifestations. D’une extrême facilité, elle ne demande que la présence de l’artiste, car le mystérieux labeur se parfait de lui-même. Cette voie, ignorée de la majorité des alchimistes pratiquants, s’élabore entièrement dans un seul creuset de terre réfractaire. C’est elle que les grands maîtres nomment un travail de femme et un jeu d’enfant. Tel est notre vase de terre, vase méprisé, vulgaire et d’emploi commun, «que tout le monde a devant les yeux, qui ne coûte rien et se trouve chez toutes gens, mais que personne toutefois ne peut connaître sans révélation»". (Fulcanelli, "Les Demeures Philosophales" TII, Le merveilleux grimoire du château de Dampierre, ch.5)

Sous la houlette du Maître initiateur, nous suivîmes donc la voie naturelle et modeste des simples d'esprit, qui se passe de méthodes et de doctrines avec pour seule base la Présence. Comme le dit si bien Fulcanelli, ce vase de terre (le creuset charnel) ne coûte rien, se trouve chez toutes gens, mais personne ne peut le connaître sans révélation. Car cette Voie ne se choisit pas en vérité, elle vient à l'alchimiste lorsqu'il est prêt. Par contre, ce ne fut pas un jeu d'enfant et bien loin d'une extrême facilité ! Tout comme les 40 jours de Yeshoua dans le désert tenté par le "Diable", nous vécûmes ces 40 mois dans le désert de soi tentés par notre Ombre ! Dans le Dictionnaire des Symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, "40 est le nombre de l'attente, de la préparation, de l'épreuve ou du châtiment. Ce chiffre jalonne les écritures bibliques. Yeshoua, représentant l'humanité nouvelle, est conduit au Temple 40 jours après sa naissance. Il prêche 40 mois, sort victorieux de la tentation subie pendant 40 jours, ressuscite après 40 heures de séjour au sépulcre, et apparaît à ses disciples pendant les 40 jours qui précèdent l'Ascension. Ce nombre marque l'accomplissement d'un cycle qui doit aboutir à un changement radical, un passage à un autre ordre d'action et de vie."


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C'est littéralement ce que nous avons vécu, mais nous doutâmes souvent de pouvoir en sortir un jour. Sains d'esprit et de corps ! Car l'Ombre, en parfait adversaire Maître du Jeu (je), mena la danse de façon si experte qu'elle nous mit maintes fois à genoux. Toujours surprenante, empruntant des voies inattendues, polymorphe sachant paraître lumineuse, elle manie le mental et se joue des émotions et sentiments tel un maestro incomparable. Mais c'est par Elle que nous devions passer ! Nous devions la débusquer en nous, traverser ce désert de soi et tout perdre de ce que nous étions, au delà même de ce que nous en savions. Jusqu'à nous retrouver un jour désemparés de n'avoir plus ni repères ni références identitaires ou sociales. Tel un creuset vide, ne restait plus en nous qu'un vaste Espace. Et c'est exactement là que nos Êtres nous attendaient. Et c'est là que Sabu nous accueillit.

 

LE GARDIEN ÉTHÉRIQUE DU LIEU


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Quoique sans rapport à première vue, nous ne pouvons parler de Sabu/Anubis sans aborder les Élémentaux, que Stéphane Cardinaux évoque dans son livre "Géométries Sacrées" (T1 et T2), car ce qu'il mentionne nous a tout de même fort troublés ! Mais la particularité du lieu dans lequel Sabu/Anubis s'est présenté (v. chapitre "Le Sarcophage d'Anubis, une Onde de Forme"), nous force à ne pas faire l'impasse sur ce qui nous paraît être aujourd'hui une évidence. Cependant, au vu de notre expérimentation, il nous semble peu probable que ce soit l'unique explication. Elle n'en reste pas moins étonnante !

Grand Elemental Geométries SacréesLes Elémentaux sont des êtres éthériques, invisibles la plupart du temps pour les humains et ils sont légion. Classés selon leur élément d'appartenance, on trouve par exemple les Nains et Gnomes (Terre), les Sylphes et Elfes (Air), les Sirènes Nymphes et Tritons (Eau), et les Salamandres (Feu). Selon Stéphane Cardinaux, "les Grands Élémentaux font environ 3 à 4 m de haut et leur aspect est anthropomorphe avec une tête d'animal. Ce sont probablement les premières entités vénérées par les Anciens, gardiennes des sources, des rochers, des lacs et des cavernes. Leur ressemblance avec des divinités égyptiennes ou hindoues est troublante. Les grands Élémentaux gardent les lieux les plus importants, ceux qui permettent d'entrer en communication avec d'autres plans de conscience. Ils communiquent par télépathie et nous transmettent des informations sur le fonctionnement de certains lieux. Plus un Elémental est grand, plus il est haut placé dans la hiérarchie. En réalité, ce n'est pas le cas, car tous les Elémentaux sont polymorphes et peuvent changer de taille à volonté, mais c'est ainsi qu'ils se présentent. Les Elémentaux supérieurs sont les gardiens naturels de lieux particuliers. Près des hauts lieux cosmotelluriques, les Elémentaux sont nombreux. Il arrive même que l'un d'eux en soit le gardien éthérique, veillant sur l'ambiance du site et contrôlant l'énergie à disposition. Vous ne pourrez pas activer un tel lieu sans son accord."

C'est justement ce qui se passa lors de l'activation du lieu, lorsque Loris faisant face au Gardien du lieu affirma : "Je Suis ce que Je Suis et Je reconnais Ce que Tu Es" et qu'une phrase traversa alors son esprit : "Le temps d'activation est venu" (v. "Le Sarcophage d'Anubis, une Onde de Forme", Le sarcophage-portail éthérique). Cela nous semble confirmer l'explication de Stéphane Cardinaux ci-dessus. Dans son livre "Bioénergie" (éd. Trajectoires, 2009), il évoque les "gardiens élémentaires (48 Hz, champ vital de 2m), qui sont très grands et gardent des lieux (ex : « Anubis », 93 Hz, champ vital de 9m). A comparer avec un profil exceptionnel d’un humain dont la conscience est très haute : 77 Hz, champ vital de 4,8m)." (v. http://newsoftomorrow.org/arts/geobiologie/stephane-cardinaux-synthese-geometries-sacrees-tome-1-2004-tome-2-2006-bioenergie-2009-science-et-conscience-de-linvisible-2012)  Dans cette histoire troublante, qui nous a longtemps dépassés, il est fort peu probable que tout cela ne soit que "pur hasard" et que le Gardien éthérique du lieu ait justement la forme de Celui qui sans aucun doute nous a accompagnés toutes ces années. C'est humainement sidérant. Mais restons humbles, nous ne savons rien, tout nous dépasse infiniment !

 

L'APPEL DE SABU/ANUBIS


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Tout débuta donc ce 6 mai 2012, alors que nous conversions tranquillement dans mon bureau. Loris se retrouva subitement projeté dans une Cité éthérique cristalline. Soudainement, pénétrèrent en lui tout d'abord des lettres de feu, puis des centaines de lettres, de type hébraïque, égyptien, et des signes inconnus de nous. Il était comme un ordinateur dans lequel on entrerait des milliers de données ! Ce fut un moment très éprouvant pour son corps et son esprit. Nous eûmes quelques jours après l'explication de cet évènement à travers le livre de Reindjen Anselmi "Le Corps de Lumière". Cette dernière explique page 125 : "La glande pinéale et l'hypophyse forment une sorte d'arc-en-ciel, un arc d'énergie allant du vertex jusqu'au front. Le mécanisme de décodage de la langue des dimensions supérieures prend naissance ici. Au début, le cerveau ne peut capter la langue de lumière que sous forme de figures géométriques" et plus loin : "Des lettres de feu ressemblant à des caractères hébraïques, à des hiéroglyphes ou à des équations mathématiques peuvent surgir comme un éclair. Ce sont des communiqués codés du monde spirituel." Cette expérience se reproduira plusieurs fois. L'intensité énergétique était à chaque fois telle, qu'elle le laissait après coup pantelant. Il fallait alors l'aider à fluidifier ses corps afin de faciliter ce passage, puis à le ré-ancrer et le ramener dans cette réalité. Bref, ramasser les morceaux !
 
Une semaine après, alors que nous étions couchés prêts à dormir, Loris eut soudain la vision d'une pyramide où brillait derrière un soleil d'or. Accroupi sur le pyramidion, le genou droit à terre, un sceptre plein de symboles agissants dans sa main droite, se tenait un Être noir et or avec une tête de chien ou de loup. Du soleil d'or sortit alors un oiseau de feu, tel un Phénix tenant en son bec une rose rouge, qui vola du haut de la pyramide vers sa base. Nous ne comprendrons que le lendemain qu'il s'agissait d'Anubis ! Fait encore plus étonnant, nous découvrons que cette vision ressemble beaucoup à une ancienne prophétie égyptienne que voici (nous n'avons pu malheureusement retrouver le lien-source) : "Le Temple Pyramide d'Ath-Ka-Ptah ("Egypte" en égyptien ancien) a été construit pour abriter l'Arche d'Alliance, la Pierre Ben-Ben d'Héliopolis, les 36 Tablettes de Thot et les 7 Cristaux d'Ath-Mer. Selon la Prophétie, lorsque l'oiseau Phénix, le Ben-Nou, se posera sur la Pierre Sacrée Ben-Ben, la Nuée descendra sur le Grand Temple de Ptah. Du sommet de la Grande Pyramide de Ra-Nertjer-Aa-Neb-Pet le Cristal sacré enverra un rayon de Lumière dans l'Espace-temps afin d'attirer le Feu-Lumière du Cosmos (le Ba de Ra) et le concentrer sur le passage de Soped (Isis-Sirius)." Nous étions rassurés de savoir que cette vision avait un sens, même si nous n'en comprenions ni la signification ni la raison.


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La vibration d’Anubis se représenta le jour suivant, au coucher. Mais cette fois, il apparut clairement dans sa fonction de Maître initiateur, tel un humanoïde à tête de chacal, noir et or, nous ouvrant ses bras en un appel, une invitation. Il est difficile de l'expliquer, mais nous ressentions son cœur telle une boule de feu rougeoyante, dont se dégageait une énergie inconnaissable ! Alors que Loris ressentait palpablement la fréquence d'Anubis dans son véhicule, il se retrouva soudain dans une salle de petite taille faite d'immenses pierres. C'était à n'en pas douter une chambre rituelle, un lieu d'initiation. Il n'y était pas seul. Sur les murs, ce qui s'apparentait à une frise reflétait une lumière d'or vivante sur laquelle étaient gravées des divinités égyptiennes. Des sons et des chants rituels accompagnaient cette vision. Puis dans son esprit résonna, éclata même, un mot : "Ptah ! Ptah ! Ptah !" qui apparut au même moment au-dessus de sa tête en lettres d'or sur fond noir. La force de ce mot était telle, qu'elle l'obligeait à le dire et le redire maintes fois à voix haute. Et nous ne savions pas ce que cela signifiait ! Enfin, il vit le ciel se trouer, comme si un voile se dissipait et que la lumière perçait à travers l'ombre. Un immense oiseau blanc, qui ne correspondait à rien de connu de nous, apparut avec sur son dos un Être, à l'armure superbe scintillant d'or et de pourpre et tenant dans sa main droite la foudre.

L'expérience fut très éprouvante. Loris souffrait au niveau du cœur et de nombreux tremblements secouaient son corps. Là encore, nous apprendrons le lendemain que Ptah était le nom d'un dieu important dans la mythologie égyptienne, symbolisant le Créateur, le Maître de l'Ordre Universel. C'était la seule explication que nous pouvions avoir à cet instant. Nous devons, au risque de nous répéter, dire toute notre ignorance d'alors sur ces visions et les raisons de leur manifestation. Avions-nous vécu en ces temps et côtoyé des êtres - dont on sait qu'ils furent effectivement incarnés - représentés ici sous une forme mythique, acceptable pour notre mental tel qu’il était structuré à l’époque ? Avions-nous été initiés aux mystères de l’Égypte et réactivions-nous cette mémoire nécessaire à notre apprentissage en ce temps présent ? Etaient-ce des formes de conscience/fréquence, portant l'essence de tel ou tel aspect de notre expérimentation, nous guidant durant cette mort du moi ? Ou bien l'expression de projections fantaisistes, issues de nos personnages par trop engoncés dans une réalité étriquée, qui constituèrent un potentiel d'évasion ? Qu'étaient donc Anubis, Isis, Thoth et tous ceux qui, issus de cet ordre de réalité, se manifestèrent à nos sens tout au long de ce processus initiatique ? Il revient au lecteur la liberté de choisir, en fonction de sa résonance intime. Pour Nita et moi l'explication fut au croisement des trois premières pistes, tant il est vrai que le recouvrement de certaines mémoires et leur processus initiatique constituèrent les deux faces d'une seule et même pièce. La pyramide d’abord, Anubis ensuite, Ptah/Osiris. Et puis quoi ? Il ne manquait plus qu’Isis, Horus (il nous apparaîtra plus tard) et Thoth pour que le tableau soit complet. Croyez-le ou non, c'est bien ce qui allait se passer !

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Le lendemain en fin d'après midi sur l'autoroute, alors que Loris rentrait du travail, il se retrouva soudain projeté dans un lieu d'un bleu profond. Il vit alors devant lui des divinités égyptiennes (dont il ne pouvait que distinguer les ombres) ordonnées en demi-cercle autour d'un trône gravé de symboles où Isis siégeait. Au centre de ce demi-cercle et face au trône, je me tenais près de Loris un genou à terre. Que dire de cette vision étonnante ? Pas grand chose en vérité sur le moment. Cela avait-il un sens ? Ou pas ? Ou uniquement pour nous deux ? Etait-ce une bouffée délirante induite à notre insu afin de nous flatter l'ego ? Etait-ce une parcelle de mémoire réactivée venant du fond des âges ? Etait-ce une image symbolique portant une tout autre signification ? Nous n'en savions rien. Nous manquions d'expérimentation et d'information et, surtout, nous n'étions pas prêts à nous souvenir ! Comme un puzzle, nos visions/voyages mis bout à bout ont fini par prendre sens trois ans après. Comment pouvions-nous nous retrouver embarqués en Egypte ancienne, alors que nous n'y avions jamais porté d'intérêt ni lu la moindre chose ? Nous comprendrons bien plus tard que l'Egypte antique était pour nous une époque-sas, un seuil, qui une fois franchi nous permettrait de remonter bien plus loin, à nos origines. Mais cette expérimentation devait se faire graduellement. Nous n'accoucherions de notre fréquence qu'en intégrant l'enseignement de ce que nous vivions, réactivant par là même nos mémoires et nos Lignées. N'étant donc pas prêts, nous avons pris la vision, l'avons notée et puis laissée. Si cela avait un sens, il nous serait dévoilé en temps et heure. Ou peut-être jamais !

Quelque temps après, dans le courant de la matinée, nous ressentons la fréquence de Thoth qui nous dit en substance "Confiance et abandon." Comprenez. Ce qui est reçu n'est pas de l'ordre du mental, on ne nous dicte pas un message comme en channeling. C'est de l'ordre d'une imprégnation énergétique directe. Nous traduisons simplement au plus juste et avec nos mots ce que cette fréquence nous fait passer à cet instant. Il nous était demandé là un lâcher prise total. Et c'était difficile, car nous avancions sans repère ni compréhension face à des évènements qui nous dépassaient totalement. Ça l'était doublement pour moi qui, navigant dans l'invisible depuis longtemps, ai la prudence et la vigilance chevillées au corps. Il fallait lâcher, mais lâcher quoi, pour quoi et surtout qui le demandait vraiment ? C'est au coucher ce soir là, que Loris ressentit deux présences à ses côtés qui travaillaient énergétiquement sur lui : un Être à la tête couronnée à sa gauche et un reptile à sa droite !

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Il se retrouva soudain projeté dans une place lumineuse où le blanc contrastait le blanc. Au centre de cette place se trouvait une sorte de fontaine, d’où jaillissait "La Fréquence Ancestrale de l’Emanation" (c'est ainsi que nous l'avons reçu) ! En demi-cercle autour d'Elle, des têtes couronnées, des Êtres ailés dont il ne pouvait distinguer les visages. Ces Êtres, vêtus de longs manteaux blancs, étaient au service de cette Fréquence primordiale. Loris se leva. Il y avait des présences dans le Zome. Un chant persistant et répétitif. Nous vîmes des amérindiens, des chamans, réunis en cercle autour d’un feu avec des tambours, chantant et chantant la Gloire de Cela. C'est alors que nous reçûmes une fréquence qui nous dit en substance : "Vous avez beaucoup œuvré, il vous reste peu à faire maintenant. Nous vous demandons de lâcher prise totalement afin que les dernières ombres en vous soient diluées dans la lumière."  Puis elle nous quitta en nous "disant" : "Allez en paix, en toute confiance et certitude. Nous sommes près de vous, nous n'avons jamais cessé d'être là. Nous vous aimons".

 

RETOUR EN ÉGYPTE


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Une année s'était écoulée et l’Egypte avait laissé place aux souvenirs d'incarnations amérindiennes et aux vibrations liées à l’intra-terre, jusqu’à ce soir de mars 2013. Une fréquence soudainement transmise par Loris me "demandait" de me souvenir de celle qui jadis servait Isis ! Et des actions, de toutes les actions de mon existence qui n’avaient été en vérité que l’expression (l’extériorisation dans notre réalité) de la fréquence portée par la Mère, la Source à l'origine de la création de l'humanité. On ajouta que l’expérimentation vécue dans ma chair était le reflet de Son essence. Et que cette nouvelle étape de ma vie n’était qu’une forme d’intégration plus consciente, plus profonde, de tout ce qui n’avait jamais cessé d’être en moi, de tout ce que je n’avais jamais cessé d’exprimer dans chacun de mes mots, dans chacun de mes actes. Ayant perçu cela, et à son habitude, Loris bascula dans un tout autre espace. Une foule. Il y avait une foule de personnages et il se trouvait sur une place qu'il ne connaissait pas, dans un autre temps. Il avança et se retrouva sous un lourd porche de pierres anthracites. Face à lui, une image saisissante, avançant lentement et longuement comme en zoom.

C'était un pharaon - cet Être en avait en tout cas l’apparence - dont le visage était recouvert d’un masque d’or imitant les traits humains. Il souriait à travers le masque. A son bras, un nouveau né, nu. Le pharaon portait l’enfant Roi ! A travers le porche, Loris voyait et ressentait à la fois de nombreuses personnes qui se dirigeaient toutes vers le même endroit. Il se mit donc à suivre la foule effervescente. C’était un jour de fête, un évènement joyeux, car tous attendaient la Barque Solaire. Au fond de cette voie entourée de bâtiments, il perçut une construction (une fortification ou un pont) qui surplombait un large fleuve et continuait au-delà de la rive plus éloignée. Loris continuait d’avancer et se dirigeait lui aussi vers le fleuve pour assister à l’arrivée de la barque d’Isis. Des soldats, ou des gardiens, étaient postés à proximité du lieu de débarquement. Ils portaient des armures dorées et des casques décorés de plumes blanches cerclées d’un mince liseré bleu. C’est en grande pompe qu’on célébrait l’arrivée d’Isis et de son vaisseau. Au fond de cette scène, encore parfaitement perceptible plusieurs années après sa "réception", il aperçut dans le noir la silhouette de la grande pyramide. Et, sur son sommet lumineux, Anubis qui traçait de son sceptre un cercle autour de lui, d’où émanait son énergie. Et cette vibration se répandait sur toute la surface de la Terre.

Le temps de la reconnexion était arrivé. L'Égypte n'était là que pour nous permettre d'accéder à une autre réalité, originelle. Nous étions entrés en communication directe avec cette sphère de sagesse et nous savions que toutes les informations nous seraient données en temps voulu, et les initiations dispensées le temps venu pour pouvoir agir en pleine conscience et en pleine Lumière. C'est ce que l'on nous répéta à plusieurs reprises. Nous étions en train de déchirer le voile qui séparait nos perceptions et mondes respectifs, et une porte s'ouvrait afin que la connexion s'établisse. Nous avions commencé la part de chemin nécessaire et il ne fit plus de doute que nous étions accompagnés en ce sens. Nous étions conscients des sacrifices consentis à cette fin et nous en ressentions beaucoup de paix et de joie. C'est à cet instant précis qu'une phrase traversa notre esprit et nous bouleversa : "Rappelez-vous le lieu sacré où vous dîtes votre allégeance à cette cause ! Rappelez-vous l'existence de cette réalité, qui est la nôtre et la vôtre."  Quelque chose en nous deux, viscéralement et en un instant, se souvint. Et nous emporta. Il était question d'un sceau, d'un pacte solennel, qui n'était autre que le rappel de notre Fréquence originelle, cette Fréquence ancestrale lovée de tout temps dans notre conscience. Et vers laquelle Sabu nous avait conduits. Nous avions réussi le Passage !


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