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 "Je viens de cette âme qui est à l'origine de toutes les âmes. Je suis de cette ville qui est la ville de ceux qui sont sans ville. Le chemin de cette ville n'a pas de fin. Va, perds tout ce que tu as, c'est Cela qui est le Tout."
(Djalâl-od-Dîn Rûmi)

 

 

« Et puis, je me suis jeté à l'eau. Sept ans passés -, jour après jour et on pourrait dire heure après heure, que je suis entré dans ce labeur. On entre là-dedans comme dans une tempête qui déracine tout - ou met à nu. Quand on est entré dans la tempête, on ne peut pas s'arrêter pour souffler, il faut aller jusqu'au bout, ou couler. Voilà sept ans que je suis là-dedans, isolé, coupé du monde ! J'avais compris, après l'expérience de Mère et de Sri Aurobindo, qu'il fallait à tout prix être seul et bien caché pour faire ce travail. On est caché physiquement, mais tous les souterrains de la Terre viennent vous rejoindre, et des maléfices en quantité. Comme si l'on était aux prises avec tout. On n'y comprend rien tant que "la chose" ne vous arrive pas dans le corps comme un tremblement de terre. Alors on dit "ah !" et on est saisi comme devant le Secret de la Terre et des siècles.

Pendant ces sept années, j'ai tenu des notes de cette périlleuse Odyssée, je sentais qu'il fallait laisser des traces. Les Grecs savaient, et Jean de Patmos savait, que cette fameuse "apocalypse" dont on a fait tant de monstres (mais peut-être, tout de même, y aura-t-il quelques tremblements et un certain nombre de "bêtes"... visibles déjà) voulait dire simplement "mise à nu", apo-kalupsis. C'est le temps de la mise à nu, l'horrible chose que nous voyons grouiller partout. Je me suis senti intérieurement obligé, presque forcé pourrait-on dire, d'écrire ces pages parce que, je le vois bien, jour après jour, ce métier de l'espèce nouvelle est épuisant et... sait-on jamais ? J'ai voulu laisser quelques contours, au moins, quelques "signes de piste" de ce que j'ai vu, "mis à nu" dans mon propre corps, jour après jour. Et à Dieu va ! » ("La révolte de la Terre", Satprem, Ed. Robert Laffont, 1990)


Comment décrire l'indescriptible ? Dans la densité de cette ligne temporelle, notre savoir n'est pas suffisamment vaste pour exprimer les réalités que nos êtres ont choisi d'expérimenter. Nous ne pouvons combler ce différentiel qu'avec des mots poétiques ou simples pour exprimer un chemin qui ne le fut certes pas. Durant toutes ces années, bien vain fut l'espoir d'une terre promise à l'hypothétique épilogue de ce voyage au long cours. Las, tout comme des rats, sans mutinerie ni tapage mais avec dommage, les marins d'eau douce ont quitté notre navire, nous laissant seuls sur la grande Mer et combien démunis lorsque la tempête y fit rage. Nombre de fois, à la croisée des chemins sans chemin, nous sommes-nous demandés quelle était la tache qui nous incombait ? Et pourquoi nous trouvions-nous encore à genoux ? La réponse était toujours la même : "Affronte ton adversaire !"  Toi-même ! Combien de portes avons-nous ouvert ? Autant que nécessaire, afin d'entrer au cœur des ténèbres qui ne sont nulle part ailleurs qu'en nous. Et notre regard de division. Tout autant que la lumineuse rencontre de Cela, c'est un face-à-face dont on ne revient jamais. Un instant fugace qui dure une éternité. Pourquoi tout cela finalement ? Ne pouvions-nous vivre comme tout le monde, simplement ? Une vie fluide et légère à boire des Mojitos au bord d'une piscine bleu lagon ? Car au fond, c'est de cela dont nous rêvions, lorsqu'au creux de nos abysses nous pataugions et d'amères potions dégustions ! Que faisait de nous notre vie ? Que tentait-elle de nous enseigner ? Et où allions-nous ainsi ? Car si nous tenions vaille que vaille la barre de notre navire, voiles déployées, sans sextant ni boussole, cherchant notre orientation dans les étoiles, guettant les goélands, rêvant d'un port accueillant, nous n'étions pas maîtres des vents et courants du Soi qui nous emportaient maintenant. Oui, mais où ?

Nous avons dû traverser les ténébreuses méandres du fleuve de la Vie et nous en avons hurlé de douleur. Jamais nous n'aurions crû qu'il existât d'endroit où il puisse faire si sombre ! Pourtant. Toujours l'Homme vit dans la pénombre du clair-obscur. L'âme comme envoutée par les ténèbres. Profondes et épaisses, elles aspirent toute lumière. C'est là que nous l'avons vu, le Prince du Monde d'en bas à la face hideuse. Nous, en vérité. Nous l'avons combattu et nous nous sommes trompés. Alors, dans le noir près de Lui nous sommes restés. Et Il nous a enseigné. Nous combattions pour rien, c'est de notre comportement que lui venait sa rage. Alors, bravant son apparente laideur, sa glaçante chaleur, nous l'avons regardé en face, puis nous l'avons embrassé, et nous avons vu la face du Divin. Dans cette improbable union, les larmes nous ont délivrés. Il nous a appris à Aimer. Depuis, le renouveau s'est installé. En nous. Il s'accompagne de prises de conscience décisives et, le voile se déchirant, l'illusion de la séparation s'évapore au gré des enseignements que notre Être multidimensionnel nous propose d'expérimenter. C'est une révolution qui transforme radicalement la perception du réel et la vie quotidienne, car elle repose sur une modification profonde de la structure cellulaire, elle-même liée à la reprogrammation de l'ADN. Nous ne le savions pas encore, mais nous abordions un cap important de ce voyage commencé à deux sept ans auparavant. Nous nous préparions à passer la Porte des Etoiles, naturelle conséquence du Grand Retournement...

 

LE GRAND RETOURNEMENT OU LA PORTE DES ÉTOILES


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« De l'enfant qu'était Jacob, un homme est né. Il prend son départ pour aller vers la "Porte des Dieux" et mettre au monde le Messie. L'expérience de Jacob est homologue de ce que l'humanité vit dans son inconscience actuelle. L'angoisse moderne, de même que tous les grands problèmes de notre infantile monde aux ailes artificielles, ne pourront trouver leur solution que dans ce "passage".

Le Christ revêtu de la "tunique de peau" de l'humanité, chargé de son conditionnement de chute, Se fait obéissant à ce qui conditionne sa restauration. Les "Eaux d'en bas" ne reflètent plus les "Eaux d'en haut", elles perdent le sens et coulent vers la mort : les eaux du Jourdain vont se jeter dans la mer Morte. Lorsque le Christ descend dans le Jourdain, Il retourne les eaux vers leur source. Qu'est-ce que cela veut dire, si ce n'est que désormais le Jourdain va se jeter dans l'Océan Primordial, source de toute vie ? Et ce qui est vrai pour le monde est vrai pour chacun de nous : notre colonne vertébrale, tel le Jourdain, charrie des énergies vouées à la mort dès que nées, dans l'écoulement d'inutiles hémorragies. Que s'éveille en nous le germe divin, la blessure se ferme, peu à peu le courant se retourne, et tout notre être, participant alors du rythme universel, danse la jubilation du monde transfiguré. Descendant dans les eaux du Jourdain, Christ descend dans l'inaccompli de l'humanité. » (Annick de Souzenelle, "Le symbolisme du corps humain", coll. Espaces libres, éditions Albin Michel 1991, extraits p.180,181)

 

Une histoire de Fréquence...


Si la Porte des Etoiles est un sas nous menant à l'union du Moi au Soi par la reconnaissance et la réintégration de nos Origines et Lignées, elle n'est cependant pas un lieu mais un état. C'est notre fréquence qui ouvrira la Porte à cette fusion par l'imprégnation charnelle, cellulaire, de nos Moi-parallèles et établira notre Merkabah ou Vaisseau de Lumière. Elle ne doit bien sûr pas être confondue avec les Portes (inter)dimensionnelles, réels vortex énergétiques ou trous de ver nous permettant de passer d'une dimension à une autre. Tout comme pour le mystère de nos Origines et Lignées, nous ne la trouverons pas en la cherchant. Elle vient et s'ouvre en réponse à la fréquence dont nous sommes porteurs, et se présente souvent dans nos rêves et visions sous la forme symbolique d'une Porte ou d'un Portail. Ce n'est pas tant le passage - et celui-là est fondamental - du chas de l'aiguille qui est délicat, difficile et douloureux suivant nos résistances, peurs et croyances, mais bien l'arrivée à ce point/état particulier, dépendant de notre cheminement en entier. C'est in fine la récompense au "bout du chemin", car elle est la conséquence immédiate de l'intégration de nos pérégrinations et expérimentations. Et le passage initiatique de l'enfant-adolescent qu'est l'humanité actuelle à l'Homme nouveau en devenir.

Fin janvier 2015. Voici que s'annoncent les prémices de la mutation ultime. La fin de l'Œuvre au Noir. Enfin ! Guidés par notre seule Lumière, longtemps nous avons marché dans l'obscurité, à l'ombre du savoir, sans compteur ni boussole, ni d'un frère la rassurante épaule. Nous avons partagé avec l'Ombre le pain et le vin, afin de l'entendre et la comprendre. Nous nous sommes un temps "éloignés" de la Lumière, afin d'apprendre de la nuit les mystères. Nous nous sommes perdus. Nous nous sommes trouvés. Et si en ces jours rien ne semble avoir changé, nous nous retrouvons pourtant au cœur d'un maelström énergétique sans précédent. Nos corps sont chamboulés. Une spirale s'y est installée et nous sentons nos cellules vibrer, danser. Il en sera ainsi pendant plusieurs jours. Des maux de cœur et de violentes migraines apparaissent sans raison. Impossible de les faire partir, nous laissons donc faire. La nuit, nous n'arrivons plus à dormir, beaucoup trop d'énergie et de mutation en cours. Nous subissons des variations de température extrêmes, parfois gelés devant le poêle puis ensuite bouillants. Nous dormons nus sur la couette, alors que nous sommes en plein hiver dans une chambre non chauffée. A l'échelle de la transformation, nous passons un Sacré palier ! Tout comme le printemps s'éveille de sa torpeur hivernale, c'est ainsi que le renouveau pointe son nez et commence à s'installer. En nous !

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« Entre la conscience et la supra-conscience, se situe ce que la tradition hébraïque appelle le "Retournement des Lumières". Il s’agit d’un retournement mystérieux selon lequel l’Homme, qui jusqu’ici était le miroir de Dieu, traverse le miroir. Son bras droit devient le bras gauche de Dieu, son bras gauche le bras droit de Dieu. L’homme entrant dans le divin est "retourné" et l’intérieur devient l’extérieur... » (Annick de Souzenelle, "Le symbolisme du corps humain", coll. Espaces libres, éditions Albin Michel 1991, p. 69)

Le Retournement est bien le passage entre le Moi unidimensionnel et la Conscience multidimensionnelle, soit, non pas la mort de la personnalité, mais son effacement pour laisser place à l'Être. Ce processus de dévoilement, non exempt de frictions, fut pour nous l’occasion d’intenses retrouvailles avec les représentants de nos Familles stellaires, quel que soit d’ailleurs le côté où elles se situent, ces distinctions n’ayant aucune consistance à d’autres niveaux de conscience et dans d’autres dimensions de réalité. Le lien entre l’intégration du Soi et la manifestation de ces Lignées nous a longtemps échappé. Nous nous contentions de le vivre et le ressentir sans chercher à comprendre ni à expliquer quoi que ce fût, la perception vibratoire de l’expérience et sa corporisation précédant toujours son extériorisation et mentalisation, si tant est qu’elles doivent l’être ! Aussi, lorsque ces divers symptômes se manifestèrent, nous ne savions pas qu’ils s’inséraient – tout comme la perception de nos Moi-parallèles - dans ce processus plus vaste de fusion ou de reconnexion entre notre part incarnée et les dimensions inconnues de notre Soi ou Être multidimensionnel.

 

INTEGRATION DES DEUX POLARITES

Le Baiser de l'Ombre à la Lumière


« Et celui qui doit être créateur dans le bien et dans le mal : en vérité, celui-là commencera par détruire et briser toutes les valeurs. Ainsi, la plus grande malignité fait partie de la plus grande bénignité : mais cette bénignité est la bénignité du créateur. » (Friedrich Nietzsche, "Ainsi parlait Zarathoustra", De la victoire sur soi-même, éd. Feedbooks)


JungCG P129Notre réalité, celle qui est vue et vécue par chacun suivant des repères extérieurs, nous conduit à séparer, toujours, l’Ombre et la Lumière. Ce qui est bon pour nous, nous le savons d’instinct, du moins nous le croyons. Ce sont tous les évènements qui nous agréent, ceux auxquels la culture accorde une haute valeur et des qualités reconnues. Voilà le "bien". Et il convient de le rechercher, de le suivre, de le chérir même. Ce qui n'est pas un "mal" en soi ! Le contraire de ce "bien" est tout ce que l’on rejette, parce que cela nous déplaît, consciemment ou inconsciemment. Peines et souffrances constituent le lot commun de ce qui nous semble mauvais, parce que caché et non connu. Cette fondamentale césure entre ces deux dimensions de l’Être a été savamment entretenue depuis l’origine de l’humanité. Nous avons été éduqués en contemplation de la dualité, figés dans l’obligation de choisir en toutes choses. Quel est ton camp ? Encore et toujours. Pourquoi ? Simplement parce que la focalisation sur l’une ou l’autre de ces polarités de l’Être nous fixe dans l’égo et nos sens externes, et nous prive de la guidance de notre Être multidimensionnel. Coupés du Vivant, nous poursuivons des chimères. Par là, nous sommes les sujets de la peur et de ses apôtres. Par là, nous formons des sociétés de castes. Par là, nous nous pensons maîtres de la Terre et seules créatures pensantes de l’Univers. Boursouflés de vanité, prêts à se consumer à la moindre étincelle.

Le Moi, le Moi à l’usage du monde sensible, celui de la plus lourde densité, est structurellement handicapé, car il n’est ni plus ni moins qu’une vêture à l’usage de ce jeu de rôles. Or, nous lui attribuons le droit de dire, de faire et de penser. Comment cette fonction de la machinerie dimensionnelle, qui nous relie à cette densité, pourrait-elle apprécier le mouvement du Vivant, elle qui n’a qu’une perception partielle d’elle-même ? Elle qui s’exprime dans l’horizontalité, au plus près du plancher, et qui projette sur l’autre sa propre expérience ? Son secret espoir est de se retrouver en autrui, car elle n’a nul autre repère qu’elle-même. Impasse. La voie du Moi est sans issue. La raison ne peut apprécier que les aspects de la réalité qu’elle est habilitée à reconnaître. L’expérience la plus profonde de l’être humain le plus sage ne sera toujours qu’une vérité relative. Nous sommes allés au bout de la matière. Nous l’avons disséquée de toutes parts, mais nous ne nous sommes pas trouvés. Nous en sortons. Toute l’épaisseur de la Vie est habitée d’Ombre et de Lumière. De l’interaction constante des forces d’expansion et de restriction résulte un diagramme complexe, que l’on ne peut ni comprendre ni interpréter à l’aune de notre subjectivité. Il n’est pas un sujet de connaissance, mais pure contemplation accessible à chacun immédiatement. L’équilibre parfait résultant de cette danse improbable, que certains ont entrevue, a été occulté pendant au moins 300.000 ans, car ce fut le sens de l’expérimentation individuelle et collective de l’ère des Poissons, qui nagent en sens contraire. Ce cycle est clos. Et nous ne saurions nous laisser distraire par les folles éructations des tenants de l’ordre ancien, qui nous excitent dans la plus grande division et voudraient nous humilier dans la peur, car nous savons désormais que l’Ombre et la Lumière sont les deux polarités de l’Amour.

 

L'Unité de l'Ombre et de la Lumière


JungCG P131Il est radicalement impossible à tout esprit de saisir l'essence de cette époque et sa signification profonde sans percevoir que, derrière les formes et représentations que l'on nomme la réalité sociale, se travestit une réalité plus subtile. Plus ample. Avide de s'étendre. Emplie de possibles inimaginables, dans un espace de perceptions encore saturé par nos propres limites. Nous sommes tels ces infimes cours d'eau, naissant au fond de l'épaisse banquise, qui s'insinuent lentement dans les espaces laissés libres par l'emprise du gel et qui grandissent en puisant leur propre mouvement des forces immobiles et glacées. Transformés en puissants torrents, ils donneront naissance à une nouvelle géographie en venant à bout de forces inouïes qu'il était inconcevable de transmuter. C'est ainsi que le Chant de la Nouvelle Terre œuvre au fond de chaque cœur. La destruction de ce monde, de ses cultures, religions, modes de pensées et jusqu’à notre forme de perception de la réalité, est une condition du renouveau planétaire. Et l'oeuvre de l’Ombre, des forces dites involutives, celles qui divisent et soustraient. Elles participent, autant que les forces dites évolutives, au mouvement du Vivant. Rendons donc grâce à leur œuvre libératrice !

Sept années (2008/2015) d’expérimentations, de voyages astraux et d’initiations nous amènent à cette conclusion : l’équivalence parfaite de l’Ombre et de la Lumière ! La structure de la Réalité s’ordonne tout entière autour de leur interaction. Le feu qui consume toute vie sur son passage et l’ouragan qui la souffle vont permettre au Vivant de s’épancher vers des directions inconnues. Se nourrissant de cendre ou de bois putréfié, la Vie trouvera mille ressources nouvelles pour s’épanouir. Les terribles bouleversements géologiques que la Terre a connu au cours de son existence n’ont jamais remis en cause le mouvement du Vivant dans ses cycles d’expansion et de restriction. Les civilisations sont passées, les empires ont chuté, mais la Vie a toujours laissé la promesse de nouveaux printemps. Le Vivant est impermanent. La mort nourrit la vie, la destruction est la condition de nouvelles créations. Elle constitue le passage vers d'autres formes d’expression de l’Être sur ce terrain d’expérimentation éminemment mobile. Et il en va de même pour l’Homme : "Lorsqu’il souffre, l’homme réajuste progressivement sa pensée. Dès que la pensée est devenue juste, l’éveil de conscience se produit. La souffrance apporte une nouvelle conscience." (Peter Deunov, "La Source du Bien", éd. Télesma, p.36). La maladie a des vertus curatives. La crise est bien le symptôme du changement qui, pour toutes les manifestations, trouve dans la mort (physique ou psychique) son exutoire, c’est-à-dire la transformation d’un état de conscience.

Ces évidences rappelées, il faut dire que le passage du Moi (situé dans l’espace et le temps) à l’intégration progressive du Soi (ou conscience multidimensionnelle) a largement contribué à nous départir de notre vision binoculaire du monde. Sur le plan d’existence du Soi, toutes les formes de vie et toutes les réalités cohabitent. Ces manifestations appartiennent toutes à la même essence et, de ce point de vue, elles sont l’expression d’une indéfectible unité. Nos différentes percées dans le Soi nous ont permis de nous accoutumer à la présence de formes de vie foisonnantes, s’éprouvant dans des mondes étranges et étrangers aux antipodes de nos croyances. En collaboration plus étroite avec certaines d’entre-elles pour les besoins de notre mandat ou de guérisons karmiques, nous avons appris à vivre avec ces liens établis au-delà de l’espace et du temps et à interagir avec ces manifestations. Qu’elles fussent sombres, denses ou bien lumineuses. Nos tyrans furent ainsi des maîtres exigeants. Ils nous permirent de saisir qu’au delà de l’apparence se travestissait une vérité plus profonde, impossible à partager sans l’avoir reçue dans son corps et dans son cœur : c’est dans l’Union de l’Ombre et de la Lumière que prend forme l’Amour !

 

Le Baume de Réunification de l'"Amour reconstitué"


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« Ô Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés ? (…) A partir du moment où vous avez revêtu le Christ, il n’y a plus ni Juif, ni Grec, ni esclave, ni homme libre, ni homme, ni femme : car tous vous ne faites qu’un dans le Christ-Jésus. » (Nouveau Testament, Galates, III, 22)

Pour comprendre la multiplicité, c’est-à-dire les formes à travers lesquelles le Soi se manifeste, il faut comprendre l’unicité. Pour comprendre l’unicité, il faut sortir de la dualité et entrer dans l’Amour. Or, l’Amour est l’expression unifiée de ces deux forces contradictoires que l’on nomme Ombre et Lumière. Il n’a rien en commun avec la forme d’interaction que nous pouvons entretenir dans nos vies avec nos semblables. Il Est l’Intention du Soi animant toutes les formes. Des astres aux organismes unicellulaires, l’Amour est la cause première de toutes les manifestations. Retourner à l’Amour, c’est donc emprunter, en sens inverse, le chemin par lequel nous nous sommes manifestés en cette dimension d’existence. Non pas pour renier ce monde - ce serait encore entretenir la division et se projeter dans la dualité de l’Ombre et de la Lumière - mais pour l’éprouver suivant un nouvel état de conscience, animé par d’autres modalités d’existence, en lien immédiat avec la Source de Vie.

Il est possible, même si aujourd’hui les conditions sont propices à ce retournement, que certains ne soient pas appelés à l’éprouver ici et maintenant. L’accession à cet état de présence au monde n’est pas la conséquence d’une intention ou d’un acte de volonté, ni la somme de mille exercices, ni même le garant d'une âme dite évoluée, il est la résultante d'un projet, d’un programme (que nous nommons "mandat d’incarnation") du Soi pour l’une de ses manifestations. C’est pourquoi Peter Deunov disait que "L’amour de Dieu (Soi) envers chaque âme (Moi) est spécifique." (Peter Deunov, "La Source du Bien", éd. Télesma, p.31). Nous ne sommes pas tous appelés à le réaliser de la même manière, les voies du "retour" et les évènements y menant étant différents pour chacun. Dans cette multiplicité d’expériences, tout plaide pour la différenciation. Mais ces distinctions ne sont que l’expression de la liberté du Créateur, pas le fait de la créature. Aussi, lorsque nous projetons notre propre perception de l’existence sur l’autre, en l’enfermant dans notre propre prison vibratoire, c’est le Soi que nous jugeons. Et c’est là une mécanique propre au Moi évoluant hors du Soi, qui ne peut jamais reconnaître que sa propre existence, que sa propre réalité.

De cette somme de projections égotiques sont issues les petites puis les grandes prisons. Il n’y a aucune autre issue à cette relation horizontale qu’une répétition de plus en plus intense, avec pour point de fuite une plus grande fuite en avant. Or, nous avons le Tout en commun ! Le Tout ! Reconnaître l’équivalence de l’Ombre et de la Lumière comme composante structurelle du jeu cosmique, c’est entrer dans L’Amour du Soi. Cette reconnexion entraîne la libération du jugement, parce que nous participons du même ordre de réalité, chacun jouant sa propre partition sous la houlette du grand chef d’orchestre. Comment le concert pourrait avoir lieu si tous les participants se prenaient pour l’ordonnateur du mouvement, suggérant ici, censurant là, imposant ou induisant la manière dont l’autre doit jouer ? L’unification de l’Ombre et de la Lumière ouvre ainsi la voie à une substitution fondamentale : le remplacement de l’association des égos par la société des égaux. Un rêve ? Certainement. Pour l'instant. Mais aussi celui que nous fîmes au printemps 2010, un an avant notre arrivée dans les Pyrénées et dont voici un extrait :

" Loris se trouve dans un jardin, très grand et vert. Il se dirige vers une demeure. Et quelle demeure ! Elle est entre le château et le palais, et d'immenses pierres de granit en composent la structure et les colonnades. La robustesse de la construction et des fondations l'impressionne. Il se retrouve alors avec Nita à l’une des nombreuses terrasses. Ensemble, ils regardent le jardin, immense, royal et généreux de nature. Le rêve bascule. Ils sont à nouveau dans le jardin de cette demeure, qui ne leur appartient pas mais est laissée à leur entier usage. Il y a des dizaines de personnes qui s'en occupent, des artisans et des jardiniers, des noirs, des blancs, des asiatiques, des êtres de toute race. Nita et Loris ont un projet : la maison appartiendrait à tous, ou plutôt tous en auraient l’usage comme eux-mêmes en auraient l’usage. Le partage intégral de ce qui n’appartient qu’à Ce Qui Est, dans la conscience de Ce Qui Est. Ils ont alors réuni autour d'une grande table tous ces frères et sœurs pour un grand festin, où tous occupent une place bien déterminée : la première, et où tous usent de tout de la même manière. "

 

LA FIN DE L'OEUVRE AU NOIR


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Devant la Porte de l'Albedo   

Fin janvier 2015. Alors que je (Loris)  vogue entre différents espaces avec le Peuple des Oiseaux, je me retrouve sur une ligne temporelle sur laquelle le mouvement s'arrête. Je suis sur Terre, mais dans le "passé". Je reconnais la petite clairière à l’orée du regroupement de tentes. Je reconnais l’homme aux longs cheveux et à la musculature puissante, que j’aperçois d’abord de dos. Il s’agit du Moi-parallèle amérindien Tonnerre-de-Feu.  Nous nous faisons à nouveau face, dans sa réalité comme dans la mienne, présents et unis l'un à l'autre en conscience et en cet instant. Le temps n'existe plus et nos vies s'entremêlent dans des flots d'informations et de souvenirs partagés. C'est alors que je me retrouve devant une grande Porte dimensionnelle, un cercle immense inondé d'une Lumière, expression un autre type de densité. Des milliers d'Êtres-Oiseaux dans le ciel volent au-dessus de nous. Je suis dans ma forme amérindienne Tonnerre-de-Feu, au bras de ma Sœur Nita dans sa forme amérindienne Petite-Fleur ("Les Annales Akashiques s'ouvrent - Les Moi-parallèles"). Nos/leurs visages sont éclairés par le rayonnement ondulant qui emplit l’espace circulaire. Nous nous sourions. Petite-Fleur porte une longue robe blanche et sa tête est couronnée de petites fleurs blanches. Tonnerre-de-Feu est vêtu d’un costume traditionnel en daim marron. Nous nous trouvons au bas des quelques marches qui séparent le sol dallé de pierres du grand cercle ouvragé de cette Porte, dont la structure est composée d’une matière inconnue. Nous nous apprêtons à franchir la Porte des Mondes. Nita/Petite-Fleur est heureuse. C'est alors que sa forme se transforme, elle prend littéralement feu. Elle renaît à elle-même. Elle devient le Phénix. Née de l'Esprit !

C'est une révolution intérieure ! Nous vivons une mue importante. Nous quittons une vieille peau un peu trop étroite, pour laisser place à une enveloppe plus fine, plus subtile, bien que charnelle. Le nouveau cohabite avec l'ancien qui se délite et nous sentons les prémices de quelque chose de plus grand, de plus vaste, qui arrive. Qui est déjà là ! Une quantité de flux temporels se télescopent dans nos esprits et cela est corporellement inconfortable. Nous sommes habités par de multiples réalités, traversés par des jets d’informations qui tourbillonnent dans un entrelacs indistinct d’expériences, dont nous ne distinguons pas les mémoires contenues. Des vies et des vies écoulées sur d’autres cieux et en d’autres temps déroulent leur trame anonyme. Les formes d’expérimentations portées par notre Soi nous sont délivrées ainsi, en bloc, dans une spirale sans début ni fin, formée exclusivement de visages, représentations de nos Moi-parallèles. Cette Porte des Etoiles, que nous nous apprêtons à franchir - et nous ne le comprendrons qu'une fois franchie - est en fait le passage à la 2ème phase du Grand Œuvre alchimique, l'Œuvre au Blanc, qui s'effectuera lors de notre "break" d'un an. L'Albedo (en latin) est une phase de nettoyage et de purification permettant la sublimation et l'ascension de la forme, avant d'entamer l'étape finale du Grand Œuvre...

 

Sur les Hauts Plateaux...


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Nous sommes le 1er mars 2015. Cela fait sept ans que nous cheminons ensemble et que s'achève ce que nous ne savions pas à l'époque être notre Œuvre au Noir. Suite à la révolution interne de ce Retournement, suite aux réactivations fréquentielles expérimentées, tout bascula soudain et les visions et voyages multidimensionnels cessèrent d'un coup. Il est vrai que nous désirions nous en éloigner, pour un break ou plus si affinité. Ce besoin était du à la lassitude et au ras-le-bol de ne comprendre ni le sens ni la finalité de ces expérimentations insensées, trop souvent douloureuses, sur des plans inconnus. Rien d'autre ne se passant dans nos vies, semblant être à l'arrêt, où cela nous menait-il donc ? Peut-être à rien ? Bien qu'étant sûrs du contraire au fond de nous, mais ne voyant rien venir dans notre réalité quotidienne, nous décidâmes de tout arrêter. Enfin. C'est ce que nous pensions ! Nous avions juste occulté que, dans notre configuration personnelle, nous n'avons jamais eu la main, seul notre Soi conduit notre destin. Cet arrêt n'était en réalité pas de notre fait, mais un palier indispensable afin d'intégrer en chaque cellule et sur chaque plan l'intense parcours vécu jusque là. Nous comprîmes avec le temps que la durée des paliers dépend de l'expérimentation effectuée. Cette sorte de "no man's land", qui dura un an, laissa peu à peu la place à un nouvel état d'être, impossible à décrire tant il est à la fois simple et pluriel. Paradoxal. Après avoir vécu tant de choses qui nous dépassaient, être passés de montagnes en vallées, nous nous retrouvions sur un plateau, calme. Et seuls. Et différents. Et, pour une fois, cela n'avait rien d'angoissant...

Ces plateaux, transitions entre montagnes et vallées, sont des temps d'intégration nécessaires pour que l'expérimentation vécue sur d'autres plans de conscience et univers parallèles prenne chair, prenne vie, ici et maintenant. Sinon, à quoi bon ? Avant cette reconnexion, ces parenthèses nous étaient fort douloureuses, car au parallèle de ces voyages, nous ne cessions d'œuvrer sur nos Ombres, nos failles, qui se faisaient de plus en plus claires, de plus en plus insistantes, de plus en plus malmenantes. Il y avait, nous semblait-il, un abîme entre ces épisodes vécus de science fiction et ce que nous vivions humainement, en prise avec nous-mêmes : chacun pour soi dans son Ombre qui ruait tel un cheval sauvage pris au piège, et notre relation, cet entre-nous, qui s'y engluait. Ce ne fut pas simple. Et ce fut douloureux. Bien des fois nous avons cru que nous ne résisterions pas à ce déchainement d'énergies si dissemblables, si intenses, que nous étions cependant forcés de corporiser dans l'espoir de les unifier. Des énergies de séparativité qui se faisaient de plus en plus fortes au fur et à mesure que leur contraire se déployait : l'incarnation de l'unité. Nous sommes encore là ! Un peu moins frais qu'avant, certes ! L'Ombre a laissé sur nos corps sa patine. Nous avons chacun parfaitement payé notre écot ! Nous savons désormais que notre part humaine est bien d'incarner l'Esprit dans la multiplicité de Ses voies-Une, puisqu'à l'évidence l'Esprit s'est fait chair, mais nous n'oublions pas que ce qui se vit est le fait du Soi, et ce qui se joue le fait de la Source de toute Vie, dont nous ne sommes qu'un Rayon, aussi étincelant et humble que cela soit !

 

REMERCIEMENTS !


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Au jour où nous écrivons ces lignes, bien loin nous semble le temps où nous percevions ces fréquences/entités, qui nous accompagnèrent tout au long de ce chemin oublié...

Nos esprits habités par la présence de vos essences. Nos joies et nos labeurs tant imprégnés des couleurs de vos vêtures et nos regards tant abîmés à l’éclat de vos parures. Comment oublier ? Comment vous oublier ? Comment ? Ô Sœurs ! Ô Frères ! Nous savons. Oui. Nous savons le sens de votre présence, que nous ressentons à nouveau en ce jour. Nous l’avons perçu à l’instant où, devant nos yeux, vous êtes apparus sur cette grande esplanade, rassemblés en demi-cercle, nous faisant face. Comme à l’époque de ces percées hardies que nous tenions pour extra-ordinaires, mais qui n’étaient qu’un premier pas, un nouveau pas, un petit pas, vers ces rivages escarpés aux eaux tumultueuses. Là où souffle le vent du renouveau. Là où nous pouvons percevoir les puissantes harmonies de la nouvelle genèse. Vous attendez. Mais quoi... ? Il est temps ? Oui, il est grand temps de clore le chapitre de cette histoire commune. Tout ce qui a un début a une fin, n’est-ce pas ? Car il s’agit d’une œuvre collective, dont nous sommes les témoins dépositaires de vos mémoires en ces temps et en ces lieux. Et vous les orfèvres de notre émancipation, venus de tous temps et de tous lieux nous labourer en ce champ/chant intérieur.

Dans l’effort ou le réconfort, vous nous avez aiguillés toujours plus loin au-delà de l’image de l’Homme, toujours plus loin à déconstruire cette forme et donner son vrai sens à l’apocalypse : un enfantement ! Dans l’effort vous nous avez guidés, et dans la peine vous nous avez malmenés. Intransigeants. Mais que comprenions-nous du sens de l’Amour ? Vous fûtes parfois nos tyrans, nos tourmenteurs, parfois les rocs puissants auxquels nous nous sommes cramponnés pour survivre aux flots impétueux de la mutation. Dans l’ombre des grandes et des petites morts, votre présence nous a rassurés. Vous nous avez laissé entrevoir l’improbable espoir d’autres contrées éclairées d'une conscience impensable. Quelques pas plus loin au stade de l’évolution. A votre lumière, nous nous sommes agrippés. Nous vous avons dit notre Joie. Nous vous avons maudit aussi, lorsque nous nous crûmes abandonnés. Or, tout était juste. Aucune ligne de ce scénario n’était de trop. Pas un raté. Que vous fûtes des projections de notre Soi ou bien des compagnons de route ayant accepté de participer à ce jeu des âmes, nous rendons Grâce et élevons notre vibration vers tous les participants sans lesquels rien n’eût été possible :

JOIE ! A ce lieu archaïque et à son Gardien, qui nous acceptèrent comme partenaires. A cette structure qui fut l'athanor de notre métamorphose et demeure partie intégrante de notre mandat.
JOIE !  A la famille de l’antique Serpent dépositaire des secrets d’Égypte : Isis, Nephtys, Osiris, Horus, Anubis, Thot...
JOIE !  Aux redoutables Dragons, Gardiens qui nous ont élevés à l’épreuve de leur matière.
JOIE !  Aux représentants des forces involutives.
JOIE ! Aux représentants des douze Fréquences primordiales, quelle que soit leur dénomination : Maîtres des Rayons, Conseil galactique, Douze Tribus...
JOIE !  A la Famille des Êtres-Oiseaux et à ses représentants sur Terre, la famille amérindienne.
JOIE !  A la famille des Êtres-Poissons.
JOIE !  A la famille des Êtres-Lions.
JOIE !  Aux représentants des Pléiades.
JOIE !  Aux Êtres Bleus de l’intra-terre.
JOIE !  A la kyrielle de nos Moi-parallèles.
JOIE !  A nos Familles Originelles, à leur Amour et leur soutien indéfectible.
JOIE ! A nos frères et sœurs qui nous instruisirent dans l'Amour ou la douleur et furent de grands enseignants. Comme à ceux qui, voyant notre foyer allumé, vinrent y dérober le bois que nous aurions volontiers partagé : que notre chaleur les aient réconfortés ! Enfin, à tous ceux qui furent présents, mais que ne nous sûmes pas reconnaître. Et à tous ceux que nous n'aurions pas mentionnés ici, qu'ils nous le pardonnent...

 

Ainsi s'achève notre Oeuvre au Noir...


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